Aide médicale à mourir: le projet de loi est prêt

Véronique Hivon donnera suite aux recommandations de la... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Véronique Hivon donnera suite aux recommandations de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité dans les prochains jours, a-t-on confirmé au Soleil, lundi.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, s'apprête à déposer son projet de loi sur l'aide médicale à mourir au Québec. Ce sera la dernière pièce législative d'importance que présentera le gouvernement Marois d'ici la relâche parlementaire estivale, prévue le 14 juin.

Véronique Hivon donnera suite aux recommandations de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité dans les prochains jours, a-t-on confirmé au Soleil, lundi.

L'automne prochain, une commission parlementaire entendra une dernière fois, à l'Assemblée nationale, les groupes et les individus intéressés (avant que le projet de loi ne soit adopté). Cette consultation n'aura évidemment pas l'ampleur de celle de la commission spéciale ayant parcouru le Québec pendant de nombreux mois. Le projet de loi devrait être adopté sans trop de difficultés. Les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale sont tous pour l'instauration d'une aide médicale à mourir.

«Offre de services» améliorée en matière de soins palliatifs

Dévoilé en mars 2012, le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité préconise une «offre de services» améliorée en matière de soins palliatifs - en plus de recommander que ceux-ci soient davantage disponibles à domicile. Sur cet aspect des choses, la ministre Hivon devrait rappeler, lors de la présentation du projet de loi, que son gouvernement a annoncé le mois dernier un investissement de 15 millions $ en soins palliatifs. Onze de ces 15 millions seront consacrés aux soins palliatifs à domicile. Le rapport de la commission spéciale invitait les élus à faire en sorte que les «directives anticipées» des citoyens sur le type de soins qu'ils veulent obtenir en fin de vie soient respectées.

Voilà pourquoi le projet de loi portera non seulement sur l'aide médicale à mourir, mais aussi sur le respect des volontés exprimées par les individus, ainsi que sur le droit d'accès aux soins, explique-t-on.

Rappelons que l'aide médicale à mourir ne sera offerte que dans des circonstances exceptionnelles et balisées. Dans des cas de souffrance ne pouvant être apaisée et touchant une personne condamnée à plus ou moins brève échéance par la maladie, par exemple.

Une fois la loi adoptée, le gouvernement du Québec enjoindra au Directeur des poursuites criminelles et pénales de notifier à ses procureurs de ne pas poursuivre un médecin qui aurait aidé un patient à mourir dans les circonstances prévues par la loi.

Des experts en droit ont conclu que le Québec dispose bel et bien de cette prérogative lui permettant de contourner le Code criminel canadien, lequel proscrit le suicide assisté et l'euthanasie.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer