Perquisition de la GRC chez SNC-Lavalin

La firme d'ingénierie montréalaise SNC-Lavalin.... (Photo Rémi Lemée, Archives La Presse)

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La firme d'ingénierie montréalaise SNC-Lavalin.

Photo Rémi Lemée, Archives La Presse

Agence France-Presse
Montréal

La police fédérale canadienne a perquisitionné vendredi au siège du grand groupe d'ingénierie canadien SNC-Lavalin à Montréal, soupçonné d'avoir profité de ses relations étroites avec le régime de Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Tous les accès au siège du groupe dans le centre-ville étaient fermés et des agents de police se trouvaient dans l'entrée de la tour de SNC-Lavalin qui abrite aussi le consulat des Etats-Unis et un restaurant.

Un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé que la police fédérale effectuait une perquisition au siège social du groupe.

«Une enquête est en cours», a dit à l'AFP le sergent Marc Ménard, précisant que la GRC ne ferait pas d'autres commentaires sur cette affaire.

Selon des témoins, des agents ont commencé à perquisitionner en fin de matinée vendredi. «J'ai voulu aller au restaurant ce midi, mais l'édifice était complètement fermé», a indiqué un témoin.

Le géant canadien, présent dans une centaine de pays, a connu récemment des difficultés ayant conduit à la démission de son PDG Pierre Duhaime fin mars après la découverte de versements illicites totalisant 56 millions $ qu'il a autorisés contre l'avis de son directeur financier.

Les bénéficiaires de ces versements illicites demeurent inconnus. Et SNC-Lavalin assure qu'ils n'ont aucun lien avec ses activités en Libye du temps du colonel Mouammar Kadhafi, malgré les affirmations contraires de plusieurs médias.

Deux hauts responsables du groupe impliqués dans les contacts avec la Libye, Riadh Ben Aïssa, vice-président en charge de la division construction, et Stéphane Roy, vice-président aux finances de la même division, avaient quitté la société en février.

La police fédérale «exécute un mandat de perquisition dans le cadre de l'enquête sur certains individus qui ne sont pas ou ne sont plus employés par la société», a indiqué SNC-Lavalin dans un bref communiqué.

Le groupe «coopère pleinement avec toutes les enquêtes concernant cette affaire ou toute autre affaire et a l'intention de répondre à toutes les requêtes des autorités», a ajouté la société.

Les autorités canadiennes avaient mené en septembre une perquisition dans les bureaux de SNC-Lavalin en banlieue de Toronto dans le cadre d'une affaire de corruption présumée relative à un projet de pont au Bangladesh financé par un prêt de la Banque mondiale.

A la Bourse de Toronto, le titre de SNC-Lavalin perdait 4,84% à 38,13 $ (autant en USD) en fin de séance vendredi. La valorisation boursière du groupe avoisine 6 milliards $.

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