Une ex-employée de CHSLD accusée au criminel

Geneviève Saillant, 87 ans, est décédée des blessures... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Geneviève Saillant, 87 ans, est décédée des blessures subies à la résidence privée Côté Jardins. Elle est tombée sur le sol alors que la préposée aux bénéficiaires Houssna Mahamat tentait de la sortir du bain.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Une ancienne préposée aux bénéficiaires du Centre d'hébergement et de soins de longue durée Côté Jardins, Houssna Mahamat, devra se défendre d'une accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.

L'ex-préposée aux bénéficiaires au CHSLD Côté Jardins Houssna... (Photo Facebook) - image 1.0

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L'ex-préposée aux bénéficiaires au CHSLD Côté Jardins Houssna Mahamat

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Lors des manoeuvres que la suspecte de 26 ans avait entreprises afin de sortir une femme de 87 ans de son bain, le 2 novembre  2010, l'octogénaire qui vivait à cette résidence privée était tombée sur le sol, ce qui lui a causé un traumatisme crânien et une hémorragie cérébrale massive, qui lui ont été fatals. Geneviève Saillant est décédée le lendemain à l'hôpital des blessures subies à la résidence privée située sur l'avenue Painchaud, à Québec, qui contient 281 lits.

La porte-parole de la police de Québec, Christine Lebrasseur, confirme que la femme a été arrêtée lundi par des policiers. La femme a comparu au palais de justice, mardi matin, pour y être accusée d'avoir causé la mort de l'octogénaire par négligence criminelle.

Selon Mme Lebrasseur, de nombreuses expertises ont été nécessaires afin de boucler l'enquête policière, ce qui explique pourquoi elle a duré exactement une année. De plus, ajoute Mme Viel, il fallait démontrer le lien entre la chute de la dame, son décès et la négligence présumée de la suspecte, ce qui constitue en soi un travail d'enquête de longue haleine.

La prévenue a été mise en liberté provisoire. Son conjoint et elle ont dû souscrire des engagements respectifs de 1500 $ et 3000 $.

De plus, Houssna Mahamat a dû déposer son passeport et, pour la durée des procédures, le juge Bernard Lemieux lui a interdit d'exercer les fonctions de préposée aux bénéficiaires et d'occuper tout emploi comportant la surveillance de personnes âgées ou malades. La jeune femme devra revenir en cour le 12 janvier pour l'orientation de son dossier.

À la suite du décès de Mme Saillant, les membres de sa famille ont intenté un recours civil d'une valeur de 1,6 million de dollars. Dans cette poursuite disponible au palais de justice de Québec, on apprend comment la suspecte aurait échappé la victime au sol.

La préposée aux bénéficiaires était en train de sortir la dame de son bain à l'aide d'une chaise adaptée quand l'octogénaire a fait une chute d'une hauteur d'un mètre.

«Contrairement aux règles les plus élémentaires de sécurité, la préposée de la défenderesse n'avait pas installé la ceinture de sécurité de la chaise adaptée afin de retenir la bénéficiaire», peut-on lire dans cette poursuite. De plus, le bras de sécurité de la chaise n'avait pas été installé de «façon convenable et sécuritaire», ajoute le même document légal.

Congédiée

En entrevue avec Le Soleil, la directrice générale de cette résidence privée, Nathalie Côté, a indiqué que, selon elle, le décès de cette femme était un événement isolé. Elle affirme que l'employée a été congédiée après la mort de Mme Saillant.

Cette femme ne travaillait dans cette entreprise que depuis quelques mois tout au plus lors de la chute de l'octogénaire.

«Toute l'équipe a été bouleversée, ça n'a pas été facile et on a beaucoup d'empathie pour la famille, surtout qu'une des filles de la dame travaillait ici comme infirmière, a indiqué Mme Côté. Ça faisait plusieurs années qu'elle était dans l'organisation et sa famille avait placé leur mère chez nous.»

Depuis la tragédie, Mme Côté a confirmé que cette infirmière ne travaille plus à cette résidence privée.

La directrice générale n'a pas voulu commenter les gestes qui ont mené au décès de l'octogénaire, en raison de la poursuite civile qui a été intentée contre l'entreprise. Elle jure qu'elle et son équipe ont collaboré avec l'équipe d'enquêteurs de la police de Québec qui ont mené cette enquête, et ce, dès le début de cette histoire.

Avec la collaboration de Richard Hénault

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