Disparition de Marilyn Bergeron: la thèse du suicide privilégiée

Michel Bergeron et Andrée Béchard se demandent si... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Michel Bergeron et Andrée Béchard se demandent si l'hypothèse du suicide de leur fille Marilyn a fait en sorte que les policiers n'ont pas poussé davantage leur enquête.

Le Soleil, Yan Doublet

Matthieu Boivin
Le Soleil

La police de Québec aurait émis comme hypothèse la plus probable que Marilyn Bergeron se serait enlevé la vie après qu'elle eut quitté le domicile familial de Loretteville, il y a trois ans, ce qui expliquerait que la jeune femme de 27 ans soit toujours portée disparue.

Le père et la mère de Marilyn, Michel Bergeron et Andrée Béchard, ont affirmé au Soleil, jeudi, que c'est à cette conclusion qu'en sont venus les enquêteurs de la police de Québec, lorsqu'ils les ont rencontrés, en décembre 2008, 10 mois après la disparition de leur fille. Les enquêteurs venaient alors de présenter aux parents de la disparue un portrait de l'enquête policière.

«Le suicide, pour eux, c'était l'hypothèse la plus probable, a indiqué Mme Béchard. Ils nous ont aussi dit que toutes les autres hypothèses étaient toujours sur la table, mais que pour eux, c'était le suicide qui était le plus logique.»

La thèse du suicide; les parents de Marilyn n'y ont jamais cru. Moins de 24 heures avant sa disparition, Marilyn avait réaménagé au domicile de ses parents, après avoir habité à Montréal pendant quelques années. Son état psychologique n'était pas à son mieux; la femme traînait un lourd secret qu'elle n'a jamais eu le temps de dire à sa mère.

La mère n'y croit pas

«Je n'y crois pas, car si elle avait eu à se suicider, elle l'aurait fait à Montréal, où ça n'allait pas, affirme M. Bergeron. Elle n'est pas venue à Québec proche de sa famille, pour aller chercher du réconfort, pour ensuite aller se suicider. Ça ne se tient pas, cette affaire-là.»

Mme Béchard se demande si cette hypothèse la plus probable a fait en sorte que les enquêteurs n'ont pas poussé davantage leur enquête afin de faire les vérifications nécessaires quand des informations nouvelles étaient livrées à la police.

Du côté de la police de Québec, la responsable des communications, Nathalie Lord, reconnaît que la thèse du suicide est une des hypothèses les plus probables qui ont été étudiées par les enquêteurs.

«Ça aurait été totalement inacceptable de notre part de ne pas regarder du côté du suicide, affirme-t-elle. Mais je rappelle que pour le moment, nous n'excluons aucune piste qui pourrait expliquer la disparition de Marilyn.»

Mme Lord rappelle que ce qui a pu ralentir l'enquête, c'est que concrètement, aucun crime n'a été commis dans le dossier Bergeron. Pour aller chercher des documents auprès de différentes organisations, il aurait fallu obtenir des mandats de perquisition. Comme aucun crime n'a été commis, il devient pratiquement impossible d'obtenir ces mandats.

Soirée souvenir

Dans un autre ordre d'idées, la famille de Marilyn Bergeron organise une soirée de lecture et de musique, samedi soir, dans un hôtel de Québec.

Des amis et des proches de Marilyn, ainsi que des gens qui ont participé aux recherches, seront de la soirée, tout comme des représentants de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec. Un chansonnier sera aussi de la partie.

«Marilyn jouait de la guitare et aimait beaucoup la musique, rappelle sa mère. La soeur de Marilyn, qui est enceinte de 30 semaines, nous parlera aussi en direct de Los Angeles.»

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