L'avocat des citoyens de Shannon doit se soumettre à une vérification fiscale

Me Charles Veilleux travaille sur le dossier des... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Me Charles Veilleux travaille sur le dossier des citoyens de Shannon depuis le début des années 2000. La demande de recours collectif a été déposée en 2003 et le recours autorisé en 2007.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) L'avocat des citoyens de Shannon, Me Charles Veilleux, fait l'objet d'une vérification fiscale par l'Agence du revenu du Canada, déclenchée quelques jours à peine avant le début de cet important procès. Pour la présidente du Regroupement des citoyens, Marie-Paule Spieser, il ne peut s'agir d'une coïncidence.

Radio-Canada révélait mercredi que l'avocat était visé par une vérification fiscale pour les années 2007 à 2009. Me Veilleux a lui-même confirmé la nouvelle au Soleil en fin de journée.

Les agents du Revenu l'ont contacté le 5 janvier, dès le lendemain du congé des Fêtes, et cinq jours avant que débute le procès, le 10 janvier.

«J'ai tenté de leur faire comprendre que je devrais consacrer tout mon temps au procès pour les six prochains mois, en leur demandant de reporter la vérification à juillet, mais le 7 janvier ils m'ont dit : non, on commence maintenant! Je leur ai dit de contacter mon comptable, à qui j'ai donné toutes les autorisations nécessaires.»

Il doit fournir non seulement ses dossiers mais aussi ceux de sa femme, pour ces trois années.

«Pas le fruit du hasard»

Marie-Paule Spieser, qui agit comme représentante des membres du recours collectif, n'en revient tout simplement pas. «Tout le monde savait que le procès débutait le 10 janvier, ça n'a aucun sens et ça n'est certainement pas le fruit du hasard.»

«On essaie de semer le doute sur lui. En ce qui me concerne, je ne connais pas de personne plus intègre. Pendant des années, il a assumé seul la préparation de notre dossier. Ses associés lui ont montré la porte et il a dû tout rebâtir de zéro. Lui et son assistante ont passé tout un congé de Noël à peindre les murs de ses nouveaux bureaux. Quelle que soit l'issue de notre procès, cet homme-là aura toujours mon entière confiance.»

Me Veilleux a lui aussi du mal à s'expliquer pareille coïncidence. «Ils ont le droit de faire ces vérifications, et c'est la première fois que ça m'arrive. Tout ce que je sais, c'est que les avocats de la défense se disaient souvent surpris que nous ayons encore les moyens de continuer...»

Lourdement endetté

Il a par ailleurs précisé à Radio-Canada qu'il s'était lourdement endetté pour être en mesure de mener ce dossier à terme. «Je vous assure que si vous aviez ces dettes-là, peut-être que vous ne dormiriez pas le soir», a-t-il déclaré.

«Il porte tout sur ses épaules, conclut Marie-Paule Spieser. Parce qu'on essaie de faire valoir nos droits, on essaie par tous les moyens de le coincer.»

Me Veilleux travaille sur ce dossier depuis le début des années 2000. La demande de recours collectif a été déposée en 2003 et le recours autorisé en 2007.

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