Cancers et TCE à Shannon: un dossier de 1,3 milliard $

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Me Veilleux évalue présentement à entre 1300 et 1400 le nombre de personnes faisant actuellement partie du recours collectif, qui concerne les gens qui ont résidé à Shannon entre 1953 et 2003 et qui ont subi des dommages en raison de la contamination au TCE.

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(Québec) Me Charles Veilleux, avocat des citoyens de Shannon qui intentent un recours collectif contre le ministère de la Défense nationale et un sous-traitant en raison de maladies développées à la suite d'une contamination de l'eau par le trichloréthylène (TCE), évalue le dossier global à près de 1,3 milliard $.

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«Il y a 3,6 fois plus de cancers dans les 55 habitations de cette zone que pour 55 maisons de l'autre côté de la rivière!» résume le Dr Raymond Van Coillie, expert en écotoxicologie.

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«Ça ne peut pas être le fruit du hasard», souligne le Dr Michel Charbonneau, professeur à l'Institut national de recherche scientifique (INRS).

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«Nous n'avons pas encore évalué précisément les indemnités que nous recherchons pour chaque personne faisant partie du recours collectif, mais ça pourrait tourner autour de 700 millions $, 800 millions $ si on ajoute les dommages pécuniaires», expliquait l'avocat au terme d'une rencontre de presse vendredi matin.

«De plus, il faudrait compter 500 millions $ de plus pour décontaminer les terrains», ajoute-t-il au moment de préparer la cause qui sera entendue à l'automne.

Jusqu'à 2000 personnes

Me Veilleux évalue présentement à entre 1300 et 1400 le nombre de personnes faisant actuellement partie du recours collectif, qui concerne les gens qui ont résidé à Shannon entre 1953 et 2003 et qui ont subi des dommages en raison de la contamination au TCE.

«On croit qu'en bout de ligne, probablement 2000 personnes feront partie du recours», poursuit l'avocat, qui fait également remarquer que plusieurs jeunes militaires viennent s'installer dans le secteur sans être au courant de la contamination.

«Ils reviennent de mission avec des bonis et, au lieu d'habiter dans les logements familiaux, s'achètent des maisons près de la base. Malheureusement, souvent ces gens n'ont jamais entendu parler du TCE!»

3,6 fois plus de cancers

L'avocat a aussi présenté aux médias divers chiffres obtenus à la suite des analyses scientifiques qui démontrent, entre autres, que 30 personnes d'une zone comprenant 55 résidences, considérée comme la plus contaminée de Shannon, souffraient de cancers comparativement à seulement huit personnes d'une zone témoin située à l'extérieur du lieu de contamination.

«Il y a 3,6 fois plus de cancers dans les 55 habitations de cette zone que pour 55 maisons de l'autre côté de la rivière!» résume le Dr Raymond Van Coillie, expert en écotoxicologie.

Les analyses indiquent également une contamination au TCE chez 100 % des personnes cancéreuses du territoire visé. De plus, on trouverait également dans la zone contaminée 112 cas de maladies diverses contre seulement 20 dans la zone témoin.

Le Dr Van Coillie ajoute que sur les 21 types de cancers connus, le TCE peut en provoquer 17. En plus des cancers, le TCE et ses dérivés pourraient provoquer au moins une trentaine de maladies différentes.

Les scientifiques présents à la rencontre de presse ont également souligné le cas d'un homme et de sa femme résidant depuis 25 ans dans le secteur le plus contaminé et de la dame qui habitait cette même résidence avant que le couple n'y emménage. Les trois ont souffert d'un cancer du côlon.

«Les chances que trois personnes résidant au même endroit et qui n'ont pas de lien génétique souffrent d'un même cancer sont d'une sur 3,6 milliards! À titre comparatif, le risque de décéder après avoir été frappé par la foudre est 400 fois plus élevé. Ça ne peut pas être le fruit du hasard», souligne le Dr Michel Charbonneau, professeur à l'Institut national de recherche scientifique (INRS).

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