PQ nuisible aux Nordiques: «Discours de pessimiste», selon Mario Bédard

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Le président de J'ai ma place, Mario Bédard, était accompagné des anciens Nordiques Peter Stastny, Michel Goulet et Marc Tardif lorsqu'il s'est adressé à la foule lors de la journée J'ai ma pelle.

Le Soleil, Yan Doublet

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Les conditions sont gagnantes pour un retour des Nordiques à Québec, peu importe le parti qui sera porté au pouvoir aujourd'hui. Sans vouloir s'immiscer dans la campagne électorale, le président de J'ai ma place, Mario Bédard, et le pdg de Québecor, Pierre Karl Péladeau, ont contredit, lundi, les propos tenus la veille par Jean Charest.

Le pdg de Québecor, Pierre Karl Péladeau, accompagné... (Photo Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 1.0

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Le pdg de Québecor, Pierre Karl Péladeau, accompagné ici du maire Régis Labeaume lors de la journée J'ai ma pelle, a lui aussi contredit Jean Charest au sujet de l'effet d'un gouvernement péquiste sur le retour de Québec dans la LNH.

Photo Le Soleil, Caroline Grégoire

En marge de la journée J'ai ma pelle, Mario Bédard a d'abord indiqué qu'il ne comprenait pas le discours selon lequel l'élection d'un gouvernement péquiste nuirait à la candidature de Québec aux yeux du commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman. Lorsque Le Soleil lui a précisé que, selon ce même discours, défendu dimanche par Jean Charest, la LNH serait moins intéressée à amener un club de hockey dans la capitale, puisque son économie serait perturbée par la tenue d'un référendum, M. Bédard a aussitôt répliqué: «Discours de pessimiste qui date de 1995.»

«Ça ne me tente pas de recommencer à jaser. On l'a dit à tout le monde, l'un en arrière de l'autre, [...] la Ville de Québec est sur une erre d'aller. Ça va bien, on est très optimiste. Moi, je ne vois pas pourquoi on ne peut pas faire vivre un club de hockey», a-t-il poursuivi.

Le comptable a coupé court aux questions insistantes sur les impacts de l'élection du Parti québécois et d'un nouveau référendum en rappelant qu'il n'était pas économiste et qu'il ne faisait pas de politique.

«Au plus tard en 2015, le hockey va être à Québec», a-t-il tranché, en concluant que le parti au pouvoir à ce moment, «ç'a pas rapport».

Péladeau aussi en désaccord

Le président et directeur général de Québecor, Pierre Karl Péladeau, ne pense pas non plus que la couleur du gouvernement pèse dans la balance du retour des Nordiques.

«Au-delà de la décision que les Québécois prendront [aujourd'hui], il y a deux conditions qui sont nécessaires. La première est remplie, c'est-à-dire l'amphithéâtre. La deuxième, c'est de travailler très fort pour faire en sorte pour que nous puissions ramener [un club de hockey] ici à Québec», a-t-il commenté.

«Nous avons une base de partisans très forte, une économie extrêmement dynamique, une entreprise comme Québecor qui a les moyens de ses ambitions. Lorsque vous réunissez tout ça, je pense que ce sont les conditions gagnantes pour qu'on puisse assister au retour des Nordiques», a-t-il estimé, répétant qu'il poursuivait ses efforts pour convaincre la LNH de ramener une équipe de hockey professionnelle dans la capitale.

Les Nordiques avant 2015

L'ex-Nordiques Michel Goulet croit au retour d'une équipe de la Ligne nationale de hockey (LNH) avant 2015 à Québec.

«Il y a des clubs dans la Ligue nationale qui ont beaucoup de difficultés, alors je pense que la Ville de Québec va être un des premiers choix», analyse-t-il. «Je vois même ça avant 2015. J'ai toujours dit que ça allait être plus vite que l'on pense. En 2015, je n'aurai plus de doutes. Gary Bettman va prendre la Ville très au sérieux comme il l'a fait avec Winnipeg quand ils ont eu leur propre aréna.»

Voyage spécial pour Stastny

Le joueur vedette des Nordiques dans les années 80, Peter Stastny, a fait de la place dans son agenda chargé et il a fait le voyage de l'Europe pour être présent à la journée J'ai ma pelle.

«C'est impossible pour moi de rester chez nous», a-t-il confié. «Je sais que c'est important pour la population et pour l'avenir de la Ligue nationale à Québec. Je me sens comme un ambassadeur pour le sport. La plupart de ma carrière s'est jouée ici.»

Avec Dominique Hardy

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