De Belleval débouté: le PQ et le gouvernement ont le triomphe modeste

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

Jeudi, Agnès Maltais a fait savoir qu'elle ne... (Photo PC)

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Jeudi, Agnès Maltais a fait savoir qu'elle ne commenterait pas l'échec de la poursuite entreprise par M. de Belleval. Une note a été expédiée au Soleil indiquant que «le PQ est satisfait [de la tournure des événements]. Nous tournons la page».

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Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Le Parti québécois (PQ) a eu le triomphe plus que modeste devant le rejet de la requête de Denis de Belleval pour déclarer inconstitutionnelle la loi sur le nouveau colisée à Québec. Le gouvernement aussi.

C'est la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, qui a déposé, en mai 2011, le projet de loi 204 en vue d'entériner l'entente entre la Ville de Québec et Québecor pour la construction de l'amphithéâtre.

Les tensions à l'intérieur du PQ se sont muées en une crise qui a failli provoquer l'implosion de la formation de Pauline Marois. Quatre députés farouchement opposés à la loi ont démissionné, et le parti a piqué du nez dans les sondages pendant des mois.

Jeudi, Agnès Maltais a fait savoir qu'elle ne commenterait pas l'échec de la poursuite entreprise par M. de Belleval. Une note a été expédiée au Soleil indiquant que «le PQ est satisfait [de la tournure des événements]. Nous tournons la page».

Hamad muet

Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a été encore moins loquace. Rencontré à l'Assemblée nationale, il s'est limité à un «pas de commentaire».

Le critique parlementaire le plus virulent de la loi 204 avait été Amir Khadir. Il s'était insurgé de l'entente de gestion où «l'argent des contribuables sert à financer Pierre Karl Péladeau», le patron de Québecor.

En entrevue, le député de Québec solidaire s'est déçu du verdict. «Quel dommage! C'est la preuve que tout ne se règle pas par les tribunaux», a-t-il laissé tomber. C'est une allusion au réflexe qu'il attribue au chef libéral Jean Charest, qui s'en remettrait, selon lui, aux juges pour régler la grève étudiante et restreindre le droit de manifester.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, n'a pas voulu commenter le jugement. Tout indique qu'il s'en réjouit tout de même, lui qui était chargé de défendre le droit des parlementaires d'agir «sans ingérence extérieure».

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