L'automne dernier, des locaux situés dans la façade de l'hippodrome avaient été aménagés au coût de 135 000 $. Or, comme la Ville a finalement décidé de bâtir l'amphithéâtre à l'hippodrome, le bureau de chantier sera rasé dès septembre, après moins d'un an d'occupation.
La Ville envisage de conserver la façade de l'amphithéâtre, mais le bâtiment datant de 1917 devra être démoli avant d'être reconstruit et intégré au futur amphithéâtre.
Il n'est pour l'instant pas déterminé à combien on évalue ces travaux qui touchent notamment l'architecture, la ventilation et la plomberie du rez-de-chaussée du Pavillon des arts. La compagnie choisie devra finir les rénovations en sept semaines après l'octroi du contrat le 6 juin 2012, peut-on lire dans l'appel d'offres qui se termine le 23 mai.
Gestion de la construction
La Ville de Québec a aussi lancé mercredi l'appel d'offres pour la gestion de la construction de l'amphithéâtre de 400 millions $ promis pour septembre 2015.
Il ne s'agit toutefois pas à cette étape de trouver la compagnie qui construira l'amphithéâtre comme tel. «Ce sont ceux qui vont surveiller les constructeurs, gérer la construction», explique le porte-parole de la Ville de Québec, François Moisan. Là encore, le montant du contrat n'est pas encore déterminé puisque les firmes soumissionnaires elles-mêmes donneront leur idée des coûts.
La gérance de construction du projet consiste notamment en la «préparation des documents, l'approvisionnement et la gestion de tous les fournisseurs pour l'exécution des travaux», peut-on lire dans l'appel d'offres. «Il s'occupera de la mise en place du chantier, de la vérification des lots, il fera le lien entre le gestionnaire du projet Genivar et le directeur du projet, a pour sa part expliqué le conseiller municipal responsable du dossier, François Picard hier.
La firme choisie sera aussi responsable de l'application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Hier, François Picard a indiqué que la décision d'inclure ou non du bois dans l'amphithéâtre ne reviendra pas au gestionnaire de construction mais à l'entrepreneur qui obtiendra le contrat pour le lot touchant la structure de la toiture.
«Il va décider s'il va faire le choix et prendre le risque de construire en acier ou en acier et/ou bois», a indiqué M. Picard. Ce dernier a rappelé l'échéancier serré du colisée promis pour septembre 2015. Le bâtiment doit être livré dans 38 mois, a-t-il souligné. En cas de retard, les firmes devront payer des pénalités. «L'entrepreneur qui sera choisi pour la structure du toit assumera le risque du coût et du calendrier.»
Avec la collaboration d'Annie Morin