Amphithéâtre : Denis de Belleval parle de collusion

L'ex-directeur général de la Ville de Québec Denis... (Photothèque Le Soleil)

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L'ex-directeur général de la Ville de Québec Denis de Belleval a accusé la Ville de manquer de transparence, allant jusqu'à faire des rapprochements avec les allégations concernant les firmes de génie-conseil et les partis politiques.

Photothèque Le Soleil

Pierre-Olivier Fortin

Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) Denis de Belleval est allé beaucoup plus loin dans ses récriminations, vendredi, au palais de justice, en dénonçant à la fois le maire Régis Labeaume, Quebecor, les parlementaires et l'industrie du sport professionnel. L'ex-directeur général accuse non seulement la Ville de Québec de manquer de transparence, mais il voit dans ses agissements une apparence de collusion qu'il assimile aux allégations récentes concernant les firmes de génie-conseil et les partis politiques.

En plus du fait que la Ville refuse de déposer certains documents et d'expliquer le «pseudo-processus d'appel d'offres» qui a mené à l'entente, Pierre Karl Péladeau et Régis Labeaume «vont passer des vacances ensemble», a-t-il soulevé dans une mêlée de presse. «À mon avis, y'a toutes les apparences de collusion là-dedans. Si y'avait pas d'apparence de collusion, le maire serait transparent.»

«Comment la population va pouvoir prendre au sérieux le gouvernement, a-t-il poursuivi, les partis politiques, qui disent qu'ils veulent faire la lumière sur les allégations actuelles, alors qu'ici, on a des allégations très sérieuses, et ils vont absoudre le maire de tout ça» au moyen de la loi 204. Pour lui, cette loi «est une espèce de burqa qui va couvrir toutes les illégalités qu'ils ont commises».

«Une immense arnaque»

Plus encore, M. de Belleval dénonce l'industrie du sport professionnel après avoir étudié de nombreux cas, dit-il, où les contribuables se sont fait berner, notamment avec des dépassements de coûts. «C'est ça le sport professionnel, c'est une immense arnaque. Et là, quand on veut essayer de nous faire sortir tous ces phénomènes-là, la Ville veut pas nous donner les documents. [...] On veut empêcher que les gens de Québec soient victimes de la même arnaque qu'on a retrouvée à Cleveland, à New York, à Baltimore, un peu partout.»

Les propos de M. de Belleval sur la collusion ont fait sursauter l'attaché de presse de Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin. «M. de Belleval a le droit de dire n'importe quoi, d'ailleurs il ne s'en est pas privé au cours de derniers mois, mais il n'a pas le droit de diffamer injustement une personne, soit-il le maire de Québec.»

Faire le parallèle entre le rapport Duchesneau et le dossier de l'amphithéâtre, «ça me semble dépasser les bornes». Il a le droit d'être contre le projet, mais il n'a pas le droit de «salir des réputations», ajoute l'attaché de presse, qui a refusé de dire si la Ville envisageait des recours contre M. de Belleval à la suite ces propos

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