Nouvel amphithéâtre: le prix du bois tout près de celui de l'acier

La première maquette du nouveau colisée fait une... (Photothèque Le Soleil)

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La première maquette du nouveau colisée fait une large place au bois.

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Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) Chantiers Chibougamau, qui a notamment fabriqué les poutres de bois qui soutiennent le stade de soccer Chauveau à Québec, ne veut pas partir en guerre contre le Groupe Canam, qui, de son côté, a participé à la construction de 54 stades et arénas au cours des 17 dernières années en fournissant des structures d'acier.

Une telle querelle n'en vaut pas la peine, soutient le directeur des affaires corporatives de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, pour la bonne et simple raison que l'écart entre l'utilisation d'un matériau par rapport à un autre ne représente que 0,5 % du coût total d'un projet. «Le choix du matériau doit s'appuyer sur d'autres arguments que leur coût.»

Chantiers Chibougamau n'a donc pas l'intention de se livrer à une guerre de chiffres avec le président et chef de l'exploitation du Groupe Canam, Marc Dutil, qui soutient que la Ville de Québec - qui a déjà manifesté sa préférence pour le bois - pourrait économiser de précieux billets verts en optant pour l'acier plutôt que le bois dans la construction du futur amphithéâtre multifonctionnel dont les coûts sont évalués à 400 millions $. «De manière générale, la structure d'un bâtiment représente entre 10 % et 15 % de la facture totale d'un projet d'amphithéâtre comme celui projeté à Québec, soit une quarantaine de millions de dollars dans le cas qui nous intéresse», fait remarquer M. Verreault.

«Alors, pour une infrastructure de 400 millions $, l'écart entre le choix du bois ou de l'acier est une affaire d'à peine 2 millions $», estime-t-il en invitant Le Soleil à aller écouter une entrevue accordée à la station radiophonique Québec 800 par le président de Structal Construction métallique lourde, une division du Groupe Canam.

Dans cette entrevue diffusée le 18 août dernier, Luc Pelland signale qu'il y avait un écart de 10 % entre l'utilisation du béton, de l'acier ou du bois et que pour un projet de 300 millions $, par exemple, ça représentait une somme de 600 000 $.

Tout en reconnaissant qu'il n'y avait pas en Amérique du Nord de grands stades sportifs construits en bois - mis à part l'anneau de glace qui a accueilli les compétitions de patinage de vitesse aux Jeux olympiques de Vancouver l'hiver dernier -, Frédéric Verreault estime qu'il reviendra à la Ville de Québec et aux professionnels qui seront embauchés pour construire l'amphithéâtre de déterminer le choix des matériaux en fonction de la vocation que l'on voudra lui donner.

«Il faut aborder la question du choix des matériaux avec une grande ouverture d'esprit. Il ne faut pas rejeter du revers de la main l'idée d'une charpente hybride qui permettrait de combiner le bois et le béton», suggère le directeur des affaires corporatives de Chantiers Chibougamau.

«Il est important, aujourd'hui, de ne pas détourner le débat», a-t-il insisté. «L'important est de savoir si l'on va se doter ou non d'un amphithéâtre multifonctionnel. Nous souhaitons que le projet voie le jour et qu'il se réalise le plus rapidement possible.»

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