Rue Saint-Jean-Baptiste, Charlevoix: petite famille vintage

Sébastien Rivard, Guylaine Corriveau et leurs enfants Éli... (Brigitte Lavoie, collaboration spéciale)

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Sébastien Rivard, Guylaine Corriveau et leurs enfants Éli et Flavie devant leur maison rouge de la rue Saint-Jean-Baptiste

Brigitte Lavoie, collaboration spéciale

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Une famille, une rue

Société

Une famille, une rue

Le Soleil vous invite à découvrir les rues principales de la région de Québec à travers les yeux des familles qui les habitent. Qu'elles soient commerçantes ou historiques, ces artères révèlent leur charme par l'intermédiaire de ces gens qui y trouvent leur bonheur malgré le bruit et l'agitation. »

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Brigitte Lavoie

Collaboration spéciale

Le Soleil

Guylaine Corriveau et Sébastien Rivard ont trouvé dans la rue Saint-Jean-Baptiste à Baie-Saint-Paul le juste milieu entre leur instinct urbain et leur désir de campagne, dans une maison couleur vintage.

Partis de Montréal il y a six ans pour s'installer à Baie-Saint-Paul, où vivent des proches, le couple et son garçon Éli ont cherché pendant trois ans leur maison. «Nous ne sommes pas très bungalow», admettent-ils, ayant un faible pour les maisons ridées. Dans un marché immobilier difficile d'accès aux jeunes familles, le couple a finalement eu sa chance, juste à temps pour accueillir leur fille Flavie.

«Nous avons trouvé cette maison à un moment où on était découragés de ne rien trouver. On l'a vue dès sa mise en vente, dans la partie résidentielle de la rue Saint-Jean-Baptiste. On l'a visitée la première journée et on a fait une offre d'achat le soir même», résume Mme Corriveau. «Nous avons été chanceux. Ç'a été un coup de coeur», renchérit son conjoint.

Toute de rouge vêtue, la maison date de 1929. Sous les anciens prélarts et tapis, des planchers de bois et un escalier rustiques sont apparus lors des rénovations. Une cloison jetée par terre a donné une salle familiale lumineuse et un bain à pattes restauré a fourni pour sa part du panache à la petite salle de bain à l'étage, d'où l'on peut admirer les montagnes.

Sébastien Rivard, Guylaine Corriveau et leurs enfants Éli... (Collaboration spéciale Brigitte Lavoie) - image 2.0

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Sébastien Rivard, Guylaine Corriveau et leurs enfants Éli et Flavie devant leur maison rouge de la rue Saint-Jean-Baptiste.

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Au coeur de la Ville de Saint-Paul, la... (Collaboration spéciale Brigitte Lavoie) - image 2.1

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Au coeur de la Ville de Saint-Paul, la rue Saint-Jean-Baptiste, dans sa partie commerciale et touristique, multiplie les boutiques, les galeries d'art, les terrasses et les arrêts sucrés.

Collaboration spéciale Brigitte Lavoie

Chez les Corriveau-Rivard, rue Saint-Jean-Baptiste, on aime Elvis, les brocantes et vivre sur la galerie. «Sept minutes», c'est le temps qu'il leur faut, à pied, pour aller à la garderie de Flavie, au boulot de Guylaine ou à la rivière du Gouffre se rafraîchir. «Tout est proche et on aime le côté citadin, la crème glacée l'été. Le Musée [d'art contemporain], les galeries d'art. Notre choix de vie était de donner à nos enfants la nature. Finalement, on a aussi une vie culturelle et sociale riche», précise Mme Corriveau.

Sonorisateur de métier, Sébastien Rivard a trouvé à Baie-Saint-Paul une place près de la nature et humaine pour sa petite famille et lui. «Ce que j'aime bien ici, c'est de sentir que tu peux faire la différence dans ton milieu. C'est palpable immédiatement. Ici, ton talent ne se perd pas dans la multitude. Et lorsque tu aides quelqu'un, ça te revient sous toutes sortes de formes. Les gens sont reconnaissants de l'attention que tu leur donnes», explique-t-il.

Hélène et Martin Dufour ont habité la rue... (Brigitte Lavoie, collaboration spéciale) - image 3.0

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Hélène et Martin Dufour ont habité la rue Saint-Jean-Baptiste plus de 15 ans, développant un véritable attachement pour cette artère commerçante et touristique.

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L'étude notariale d'Hélène Dufour occupe depuis 1994 le... (Brigitte Lavoie, collaboration spéciale) - image 3.1

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L'étude notariale d'Hélène Dufour occupe depuis 1994 le rez-de-chaussée de sa maison centenaire construite par un prospère commerçant de l'époque.

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Coup de coeur sans fin

Native d'un village voisin de Baie-Saint-Paul, Hélène Dufour a élu domicile avec son conjoint dans la rue Saint-Jean-Baptiste il y a plus de 15 ans. «J'y ai pris racine, avoue-t-elle. J'ai développé un attachement particulier pour ce secteur. Mon étude notariale occupe depuis 1994 le rez-de-chaussée de ma maison centenaire construite par un prospère commerçant de l'époque et, il y a encore quelques mois, nous y habitions l'étage.» Entre boutiques, restaurants, auberges, musée et galeries d'art, la maison d'Hélène Dufour dresse sa porte rouge et ses immenses pots de fleurs dans un alignement d'immeubles davantage ancêtres que nouveau-nés. À l'intérieur, la maison dévoile des plafonds hauts et moulurés, son lambris et ses fenêtres ancestrales.

«En vivant au-dessus de mon lieu de travail, j'ai apprécié plus de 15 ans un quotidien hybride, à la fois urbain et champêtre. En façade, il y a cette magnifique rue commerçante où tout est à proximité et qui accueille plusieurs activités estivales. À l'arrière, il y a les terrasses dont l'une surplombe la rivière du Gouffre. Sans oublier la végétation de la rive opposée qui nous enveloppe de son charme bucolique. Je crois que ce milieu de vie incite naturellement à adopter un mode de vie plus écologique; privilégiant notamment la marche à pied à l'automobile et l'usage des traditionnelles cordes à linge aux engins énergivores. C'est la campagne au centre-ville. Quoi de mieux?» expose la citadine.

Celle qui a milité pour l'amélioration de cette artère, qui subira dans les prochaines semaines une cure de jouvence avec l'enfouissement des fils, a multiplié au fil des ans les rencontres avec des passants admiratifs de son aménagement floral en façade.

Son appartement étant actuellement offert en location, la notaire Dufour est convaincue que ceux qui y séjourneront s'y attacheront et voudront renouveler l'expérience. «C'est le meilleur des deux mondes», conclut-elle.

>> Grand coup de balais

La rue Saint-Jean-Baptiste se fera une beauté alors qu'un grand coup de balai sera donné dans les fils électriques aériens. Des fils qui seront enfouis dans le contexte d'une cure de jouvence de 5,6 millions $. Dans la foulée,

la rue sera entièrement réaménagée, avec notamment des espaces piétonniers bonifiés. Un projet pour lequel le milieu s'est mobilisé à travers des chapitres politiques tumultueux. Les travaux s'étaleront sur deux ans.

>> Toponymie

La rue Saint-Jean-Baptiste a obtenu son nom à une époque où l'inspiration toponymique était fortement religieuse, tout comme pour les autres «saint» des quartiers ancestraux de la ville de Baie-Saint-Paul. Inscrit dans les procès-verbaux de la Ville depuis 1905, le nom Saint-Jean-Baptiste aurait été donné à la rue avant cette date, soit au tournant du XXe siècle. Il fait référence évidemment au prophète et cousin de Jésus, Jean le Baptiste, lié de près à l'histoire des Canadiens français.

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