«Il faut développer une tradition de la mer et de l'eau. C'est sûr que ça coûte cher, mais à un moment donné, on aura des commanditaires. Ça prendrait au moins un événement annuel», a déclaré dimanche le maire Labeaume au moment de débarquer du bateau de croisière Cavalier Maxim d'où il avait pu observer le départ de la Transat.
«C'était très bien, nous sommes passés très près des embarcations et nous avons vu les gens changer les voiles. La population semble avoir bien répondu aussi, car j'ai remarqué que la promenade Samuel-de-Champlain était bondée», poursuit-il.
Course majeure
Ces commentaires ont trouvé écho du côté de l'organisme Voile internationale Québec alors que le président Sylvain Gagné a avoué déjà travailler sur un projet majeur qui amènerait à Québec dès l'an prochain les skippers qui participent à des épreuves d'envergure comme la Coupe America.
«Je n'en dis pas plus, mais c'est quelque chose de vraiment gros. Le projet est déjà sur la table, il ne reste qu'à signer. Si ça fonctionne, ce sera encore plus gros que la Transat Québec-Saint-Malo, car on parle de bateaux extrêmement rapides et impressionnants, de véritables Formule 1 des mers», indique M. Gagné, qui a déposé son projet aux bureaux de la Ville de Québec et de l'Office du tourisme et s'attend à obtenir des réponses d'ici quelques semaines.
Le président de Voile internationale planifie un calendrier incluant un événement nautique majeur à Québec pendant cinq ans. «On pourrait organiser des qualifications olympiques en voile. Dans deux ans, on aimerait bien faire une course La Rochelle-Québec-La Rochelle et, dans cinq ans, pourquoi pas un circuit nord-américain qui inclurait les villes de Boston, Québec, Toronto et Chicago? Tout ça est un peu fou, mais si on n'est pas fou, ça donne quoi?», poursuit-il.
Incursion réussie
Une chose est certaine, après cette première incursion réussie dans le monde du sport nautique, Gestev est prête à embarquer dans les nouveaux projets de Voile internationale afin de développer le sport nautiqueà Québec.
«Les résultats sont au-delà de nos espérances. Nous étions plus familiers avec les sports hivernaux et on ne connaissait pas beaucoup la voile, mais nous étions bien entourés par les gens de Voile internationale et, maintenant, on est totalement "crinqués" pour amener d'autres gros événements ici», indique Chantal Lachance, vice-présidente de Gestev.
«Il faut vraiment développer une culture de la voile à Québec. On habite la plus belle pièce d'eau au monde et il faut faire du fleuve un axe de développement important», conclut Mme Lachance.