Ashton, précurseur de la poutine à Québec

Ashton Leblond, fondateur des restaurants Chez Ashton... (Photo Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Ashton Leblond, fondateur des restaurants Chez Ashton

Photo Le Soleil, Steve Deschênes

Dossiers >

Sur la route de la poutine
Sur la route de la poutine

Où se cache la meilleure poutine au Québec? Impossible, objectivement, de trancher. Comme il en va de l'origine du plus populaire des mets québécois, qui continue d'alimenter les débats. Cette série vous propose quelques arrêts incontournables - et quelques endroits favoris - sur la route de la poutine, de Québec à Bangkok! »

(Québec) Ne parlez pas de calories ou de tension artérielle à Ashton Leblond; la poutine, lui, il en raffole! «Ça, c'est mon mets», dit-il, en piquant sa fourchette dans sa mini Dulton aux saucisses. «Quand je suis à Québec, je peux en manger une fois par semaine.»

C'est lui, l'homme qui a donné son nom aux restaurants Chez Ashton. C'est lui aussi qui a introduit la poutine à Québec, au printemps 1972. Il était alors propriétaire d'une roulotte à patate - un ancien autobus - sur le boulevard Wilfrid-Hamel, à L'Ancienne-Lorette. Originaire de l'Estrie, où il retournait pendant la saison froide, il avait découvert le fameux plat centricois qui commençait à être populaire dans son coin de pays.

«Moi, de ce que je connaissais, j'avais toujours vu la poutine avec le fromage en dessous des frites. Mais je me suis dit pour que ça pogne, il faudrait mettre le fromage par-dessus.»

Or, le succès n'a pas été instantané. C'est seulement six ans plus tard, en 1978, qu'on peut dire que le restaurateur s'est mis à sortir des volumes intéressants de son mets fétiche. «C'est à partir de ce moment-là que les gens ont commencé à associer mon nom à la poutine», se souvient M. Leblond.

Fait cocasse, la recette n'a pas changé depuis toutes ces années. «On a amélioré notre sauce de 1972 à 1978 parce qu'on cherchait à ce qu'elle soit plus veloutée, qu'elle ait meilleur goût et qu'elle soit mieux adaptée aux frites et au fromage, mais c'est la même recette qui roule depuis.»

Ashton Leblond n'est d'ailleurs pas du type à vouloir décliner une recette gagnante sous toutes ses formes. «Prenez l'exemple de Heineken. Ils ont une sorte de bière, puis c'est la même en Europe, au Japon ou aux États-Unis. Pourquoi se forcer à faire plusieurs sortes? Fais-en une bonne, puis distribue-la. C'est simple!»

Mais la Dulton, par exemple, ça reste quand même une innovation, non? «Oui, c'est mon idée, signale-t-il. À force de toujours manger des hot-dogs, des burgers, puis des pains à la viande, je me faisais des petites compositions pour varier mes repas, puis ça a donné ça. Ça faisait une bonne portion d'adulte, alors c'est de là que vient le nom : un mélange entre adulte et Ashton.»

Et pour finir, la question qui tue: pourquoi la marque Ashton est-elle si forte à Québec, alors qu'elle n'a pas été capable de percer le marché à l'extérieur de la région? «On a déjà ouvert une succursale à Laval et une autre à Montréal, sur l'avenue Mont-Royal. C'était vers le milieu des années 80. Mais on n'était pas encore assez connu dans le domaine. On est allés trop vite», mentionne un M. Leblond qui ne regrette rien. «Je n'ai pas l'intention d'y retourner. Les affaires sont assez bonnes à Québec!» assure-t-il.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer