Seuls Cominar (7,9 %) et Mines Virginia (4 %) ont affiché des rendements positifs, selon les calculs effectués par le gestionnaire de l'IBR, Frédérick Tremblay.
Bilan boursier régional (tableau)
Le fonds de placement Cominar, qui vient d'acquérir sa rivale Canmarc pour 900 millions $, a vu son titre faire un bond de 20,83 $ à 22,48 $, soit une croissance équivalente à celle de ses bénéfices. Dans le cas de Mines Virginia, l'augmentation des redevances versées aux actionnaires de la compagnie d'exploration minière par Goldcorp, à la suite d'une augmentation de la production à la mine d'or située sur la propriété Éléonore à la Baie-James, a été bénéfique pour la valeur de l'action, qui est passée de 8,55 $ à 8,89 $, selon Frédérick Tremblay.
Le bilan de 2011 a été différent pour les quatre autres «poids lourds» régionaux.
Dans le cas d'EXFO (- 15,4 %) et d'Atrium Innovations (- 22,1 %), les deux sociétés à capital ouvert n'ont pas nécessairement connu une mauvaise année, constate M. Tremblay, car elles ont continué de produire des résultats trimestriels qui répondaient aux attentes des analystes. Elles ont tout simplement été victimes des variations du marché.
Selon le gestionnaire de l'IBR, il n'y a pas lieu de paniquer, non plus, dans le cas de l'Industrielle Alliance, dont la valeur de l'action a chuté de 28,2 %, passant de 36,81 $ (31 décembre 2010) à 26,42 $ (31 décembre 2011). «Tout comme les autres grandes compagnies d'assurances, l'Industrielle Alliance a écopé pour les piètres rendements boursiers en 2011», affirme Frédérick Tremblay. À titre d'exemple, les titres de la Financière Manuvie (- 34,5 %), de la Financière Sun Life (- 33,7 %) et de la Great West (- 18,4 %) en ont également pris pour leur rhume l'an dernier.
Dans le cas du Groupe Canam, dont le prix de l'action a dégringolé de 54,5 %, M. Tremblay avance que les analystes sont restés sur leur appétit après l'annonce des résultats des deux premiers trimestres de l'exercice financier 2011 en raison de l'accroissement des coûts d'un projet - la construction du BC Place à Vancouver - dont le fabricant de poutrelles et de charpentes d'acier était l'un des fournisseurs.
«Les lourdes pertes au cours des deux premiers trimestres ont déçu les analystes», résume le gestionnaire de l'IBR au sujet du Groupe Canam, qui a vu son action fondre de 7,27 $ à 3,31 $.
Ressources Robex
Malgré tout, le ciel a brillé pour quelques sociétés de la région en 2011.
Au premier rang du bilan boursier régional, notons la présence de Ressources Robex. L'entreprise a enregistré un rendement de 56,7 %. Au 31 décembre 2010, la valeur de son action montrait 0,15 $. Un an plus tard, elle affichait 0,23 $.
«L'annonce de plus grandes réserves d'or sur son site de Nampala a justifié la hausse du titre», commente Frédérick Tremblay. Ressources Robex est une petite société minière qui exerce ses activités au Mali. Une étude de faisabilité du gisement d'or de Nampala, entamée en décembre 2010, tend à confirmer la viabilité d'une exploitation minière à ciel ouvert assortie d'une usine de traitement au cyanure d'une capacité de 6000 tonnes par jour.
L'année 2011 a également réservé sa part de bonnes nouvelles pour TSO3. Cette petite boîte de technologie médicale spécialisée dans la fabrication de stérilisateurs à l'ozone pour les hôpitaux a établi un nouveau record de ventes au troisième trimestre de son exercice financier 2011. Malgré une perte de 2,6 millions$, TSO3 a totalisé des revenus de 1,5 million$, soit les plus hauts de sa courte histoire. Ils ont même dépassé les revenus enregistrés pour les années financières 2009 et 2010.
Trente-deux titres
L'Indice boursier régional compte actuellement 32 titres, informe son éditeur, Daniel Allard.
Au cours de la dernière année, il y a eu quelques mouvements : la faillite du Groupe Bocenor; la privatisation d'Englobe; l'acquisition par le géant Stanley Black&Decker de Microtec; et le déménagement du siège social de Victhom à Montréal. Une nouvelle société a amorcé des transactions publiques sur ses actions à la Bourse de croissance TSX : Ressources Monarques. Il s'agit d'une compagnie d'exploration minière détenue par Exploration Nemaska qui recherche des métaux de base sur le territoire de la Baie-James.
Au moment de son lancement, en mars 2001, l'IBR regroupait 24 sociétés. Ce nombre a atteint 49 en 2006, un sommet. La privatisation de nombreuses sociétés (Amisco, ADS, Cossette, IPL, Davie) et quelques faillites ont changé le portrait ces dernières années.