«Ce sera un marché qui devrait encore favoriser les vendeurs», a indiqué jeudi la présidente de la Chambre immobilière de Québec, Gina Gaudreault.
L'an dernier, le prix moyen d'une résidence a avancé de 4 %. Il faut maintenant allonger en moyenne 255 000 $ dans la région métropolitaine de Québec pour mettre la main sur une maison unifamiliale. Le prix moyen d'un condo s'élève aujourd'hui à 205 700 $.
Selon la Chambre immobilière, l'année 2012 devrait être sensiblement à l'image de celle qui vient de prendre fin. L'an dernier, 7200 transactions immobilières ont été conclues. La majorité de ces ventes (7 sur 10) impliquait une maison unifamiliale.
À Québec, plusieurs données clés de l'économie militent toujours en faveur d'une avancée du marché immobilier. «La vigueur du marché du travail [taux de chômage à 4,7 %] et les bas taux d'intérêt devraient notamment contribuer à soutenir la hausse des prix des résidences», a précisé Mme Gaudreault.
Les données compilées par la Chambre immobilière de Québec démontrent que certains secteurs ont été très en demande en 2011.
Par exemple, dans l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles (Val-Bélair, Loretteville, Saint-Émile et Lac-Saint- Charles), plus de 951 transactions ont été enregistrées l'an dernier, poussant le prix moyen de vente des résidences en hausse de 7 % à 229 000 $.
À Lévis, la vigueur du marché dans l'arrondissement de Desjardins a permis la vente de 300 résidences à un prix moyen de 225 600 $, en hausse de 8,3 % par rapport à 2010.
À l'inverse, le prix moyen des maisons unifamiliales a légèrement reculé de 3 % dans l'arrondissement de La Cité-Limoilou l'an dernier, à 289 600 $. Toujours dans ce secteur, le prix moyen des condos a de son côté chuté de 10 %, à 238 500 $.
Dans la région de Québec, quatre secteurs ont vu le nombre de tran-sactions immobilières diminuer sur leur territoire en 2011, soit L'Ancienne-Lorette (- 6,1 %), Beauport (- 5,7 %), Les Rivières (- 5,6 %) et Desjardins (- 0,7 %).
Le marché de la vente de maisons de luxe (500 000 $ et plus) n'a pas connu de répit l'an dernier dans la région de Québec, où 95 transactions ont été répertoriées,en hausse de 13 % par rapport à 2010.