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Jeux olympiques d'hiver: Lake Placid tend la main à Québec

Lake Placid a déjà l'expérience des Jeux olympiques.... (Archives Le Soleil)

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Lake Placid a déjà l'expérience des Jeux olympiques. La ville de l'État de New York a accueilli les JO à deux reprises en 1980 (photo) et en 1932.

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(Québec) Lake Placid «serait très heureuse de collaborer» à une éventuelle candidature conjointe avec Québec afin d'obtenir les Jeux olympiques d'hiver. Elle n'attend qu'un coup de fil du maire Labeaume ou du Comité olympique canadien pour entamer les discussions.

C'est ce que confirme Graig H. Randall, maire de la municipalité située dans l'État de New York. «Nous ferions tout en notre possible [pour aider Québec], a-t-il affirmé lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

Le maire Randall s'est toujours montré favorable à l'idée de prêter la fameuse Whiteface Mountain pour les épreuves de ski alpin, question d'épauler Québec dans son aventure olympique. La montagne, d'un dénivelé de 1103 mètres, répond aux critères de la Fédération internationale de ski (FIS), véritable talon d'Achille pour Québec par le passé.

Des règles plus flexibles

Lake Placid avait d'ailleurs ouvert sa porte en 2010 lorsque la capitale cherchait, en vain, un endroit pour tenir la descente olympique masculine, épreuve reine des JO d'hiver. «Les règles du CIO n'étaient pas favorables à l'époque», se souvient le maire américain, qui avait eu des pourparlers avec le Comité olympique canadien et la Ville de Québec.

La donne a depuis changé et plus rien n'empêcherait Québec, sauf elle-même, de faire appel aux installations de Lake Placid. Les règles du CIO, plus flexibles depuis décembre, permettent désormais «l'organisation de sports entiers ou de disciplines [...] hors de la ville hôte». Des dispositions incluses dans la toute première de 40 recommandations adoptées par les membres du CIO à Monaco.

Le tout se veut «un changement de philosophie» pour favoriser des JO selon les moyens de chaque candidate et un antidote à la démesure de 50 milliards $ vue à Sotchi en 2014.

Avec ce nouveau plan de match, les membres du CIO et des fédérations ont le mandat de revitaliser l'intérêt après avoir vu plusieurs villes, dont Québec en 2011, lancer la serviette, découragées par les coûts d'organisation trop élevés et des retours sur investissement incertains.

Préférence pour le massif

L'influent président de la FIS, Gian-Franco Kasper, a de lui-même avancé à la mi-janvier que Québec et Lake Placid formeraient un excellent duo pour une éventuelle candidature olympique. Des propos qui, tout comme à Québec avec le maire Labeaume, sont venus aux oreilles de M. Randall.

Ce dernier tend de nouveau la main à son homologue. «Nous sommes curieux d'en savoir plus, a-t-il lancé. Considérant la proximité entre les deux villes [environ 400 km], nous espérons développer des opportunités qui seraient bénéfiques pour nos intérêts respectifs.» Il n'attend plus qu'un signe de vie «de nos voisins». À elle seule, la ville américaine ne se porterait pas candidate.

Quant au maire de Québec, malgré les bons mots de M. Kasper, il n'a jamais été très chaud à l'idée de partager la tenue des JO. Il y a deux semaines, après avoir entendu le président de la FIS vanter une alliance avec Lake Placid, il a de nouveau déclaré qu'il préférerait voir la FIS changer ses critères, permettant au Massif de Charlevoix d'accueillir l'épreuve de descente masculine sur une piste moins longue.

Kasper et Labeaume devaient se rencontrer la semaine dernière, mais le président de la FIS n'est finalement pas passé par Québec à l'occasion des Jeux des maîtres.

Ne plaçant plus les Olympiques dans sa liste de priorités, il garde un oeil sur le vieux rêve de Québec. En conférence de presse au mois d'octobre, le maire croyait toujours à un appel du Comité olympique canadien et à la possibilité d'obtenir des jeux au rabais.

En 2011, lorsque Québec a mis une croix sur une candidature olympique pour 2022, la conseillère Julie Lemieux, gardant une porte ouverte pour le futur, avait déclaré que la Ville verrait «comment les astres s'alignent». Les récents signaux semblent favoriser Québec.

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