Les JO en 2026 à Québec... grâce à 2002

Salt Lake City avait donné 1 million $... (Photothèque Le Soleil)

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Salt Lake City avait donné 1 million $ en pots-de-vin aux délégués du CIO pour obtenir les Jeux en 2002, aux dépens de Québec. Selon le vice-président international de Québec 2002, Hubert Laforge, la capitale pourrait profiter de ce scandale pour prendre sa revanche sur son ancienne rivale.

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

(Québec) Selon d'anciens membres des comités de candidature de Québec aux Jeux olympiques d'hiver de 2002 et 2010, Hubert Laforge et le Dr Fernand Labrie, le fait que Salt Lake City s'intéresse aux Jeux de 2026 pourrait ouvrir une fenêtre à la capitale qui pourrait prendre sa revanche sur son ancienne rivale pour l'obtention des Jeux de 2002.

«Il y a un an, je ne croyais pas que Québec avait des chances d'obtenir les Jeux et j'invitais le maire à passer à autre chose. Cependant, une nouvelle candidature de Salt Lake City est peut-être une fenêtre qui s'ouvre et dont Québec pourrait profiter pour se lancer dans une candidature olympique», commente M. Laforge, ex-doyen de la faculté des sciences sociales de l'Université Laval et vice-président international de Québec 2002.

Celui-ci rappelle que Salt Lake City avait donné 1 million $ en pots-de-vin aux délégués du Comité international olympique pour avoir les Jeux en 2002, une situation qui avait fait scandale et mené à une transformation majeure des règles qui régissent les candidatures olympiques.

«Parfois, la faiblesse des autres nous amène à gagner. Québec n'aurait pas besoin de faire une grosse campagne contre Salt Lake City car leur candidature se démolirait toute seule», estimeM. Laforge.

Le Dr Fernand Labrie, ex-président du comité de candidature de Québec aux Jeux olympiques d'hiver de 2010, trouve intéressant le point de vue de M. Laforge. «Ce n'est pas une mauvaise réflexion. Il faudra cependant voir si Toronto décide d'aller de l'avant avec une candidature olympique pour 2024. C'est ça qui pourrait brouiller les cartes», indique-t-il.

Une ville de sports d'hiver

Le Dr Labrie croit que le succès d'événements comme la Coupe du monde de ski de fond qui avait lieu en fin de semaine à Québec démontre clairement que la capitale est une ville où les gens apprécient les sports d'hiver.

«On le prouve chaque fois qu'on a une compétition majeure comme celle-là où le public répond bien. Québec est une ville d'hiver et devrait toujours garder les yeux ouverts pour une candidature olympique. Il n'y a aucun doute : il faut que les Jeux d'hiver viennent un jour à Québec», insiste-t-il.

Les Jeux olympiques d'hiver de 2014 auront lieu à Sotchi, en Russie, et ceux de 2018 se tiendront à Pyeongchang, en Corée du Sud. Le maire de Québec, Régis Labeaume, a annoncé l'an dernier que sa ville ne serait pas candidate pour l'obtention des Jeux de 2022, estimant qu'une ville européenne allait vraisemblablement être choisie.

Un trop lourd déficit à absorber

Même si son ancien collaborateur Hubert Laforge estime que Québec devrait tenter sa chance en vue des Jeux olympiques de 2026, l'ex-vice-président exécutif de Québec 2002, le Dr Jean Grenier, croit que la facture serait trop élevée.

«Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Deux mille vingt-six, c'est un tout autre monde! Quand notre comité était en marche, au début des années 90, on pouvait organiser des Jeux pour 4,5 ou 5 milliards $ avec des revenus de la même envergure. Maintenant, il est impensable d'en organiser pour moins de 10 milliards et les revenus peuvent difficilement dépasser 5 ou 6 milliards. Les coûts ont gonflé considérablement en raison de facteurs comme les frais de sécurité ou d'organisation qui étaient beaucoup moins importants il y a 20 ans», fait remarquer le Dr Grenier.

«Québec pourrait peut-être battre Salt Lake City cette fois-ci, mais voudrait-elle absorber un tel déficit?» s'interroge-t-il. M. Grenier croit que Québec aurait un plus bel avenir en organisant chaque année des Championnats du monde dans différents sports d'hiver.

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