Le groupe de travail a été mis sur pied à la fin 2009 pour analyser les infrastructures requises pour une candidature olympique éventuelle de Québec. Équipe Québec a aussi contribué à attirer des événements internationaux de grand calibre dans la capitale, un prélude à toute candidature pour les JO.
La Ville de Québec a toutefois jeté l'éponge pour l'aventure olympique hivernale en 2022, jugeant que la règle non écrite de l'alternance des continents ne jouait pas en sa faveur. En dépit de cet abandon, Équipe Québec pourrait bien demeurer dans le portrait de la région.
Le jour où la capitale a abandonné toute prétention olympique pour 2022, le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau, avait laissé entendre qu'il était toujours en réflexion quant à la survie du groupe et à son implication personnelle.
Depuis cette annonce, il a cependant tracé les grandes lignes d'une nouvelle structure permanente. «On a un document de travail, qu'on devrait présenter au ministre Sam Hamad d'ici deux semaines», a indiqué Claude Rousseau au Soleil. «Mais ce n'est pas un document qui a été réalisé en fonction de Claude Rousseau», a ajouté celui qui était également président des Remparts de Québec et du Challenge Bell de tennis.
«On a dressé ce qu'il y a de mieux pour la structure. On doit s'assurer de travailler en harmonie avec les autres structures et organismes déjà présents à Québec», a précisé l'homme d'affaires.
Ce dernier serait-il intéressé à prendre la tête du nouvel organisme? «Je n'ai aucune décision de prise», a-t-il assuré. Claude Rousseau attend de voir la réaction du ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, avant de choisir sa voie. Le président des Remparts de Québec a déjà laissé entendre qu'il souhaitait alléger ses responsabilités au sein d'une éventuelle Équipe Québec permanente.
De haut niveau
Advenant sa survie, la nouvelle mouture d'Équipe Québec se consacrerait davantage à la quête d'événements internationaux pour la capitale. À défaut de travailler directement sur le dossier olympique de Québec, l'unité aiderait notamment à attirer des compétitions sportives de haut niveau, comme des coupes du monde ou des championnats du monde.
Cette structure doterait Québec d'un guichet unique pour les organisateurs d'événements internationaux, évitant à ceux-ci de s'adresser à une panoplie de ministères et d'organismes sportifs.
Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, avait évoqué cet été l'idée de financer le groupe à partir des surplus de 2 millions $ générés par les Fêtes du 400e de Québec. Une partie des retombées financières générées par les événements sportifs servirait par la suite à financer le fonctionnement du groupe.
La première version d'Équipe Québec regroupait plusieurs grosses pointures du milieu des affaires et des arts de Québec et d'ailleurs.
On y trouvait notamment Daniel Gélinas, directeur général du Festival d'été de Québec, Mario Girard, pdg du Port de Québec, Jacques Tanguay, vice-président d'Ameublements Tanguay, et Yvon Charest, pdg de l'Industrielle Alliance et négociateur privé entre la Ville de Québec et Quebecor pour le contrat de gestion du nouvel amphithéâtre.