D'abord parce que ces candidatures «coûtent très cher», se souvient le célèbre patineur de vitesse originaire de Charlesbourg, qui a pris part aux organisations des candidatures de Québec 2002 et de Toronto 2008. Si l'on sait que ça ne passera pas, n'y allons pas.
Mais aussi parce que pour obtenir les olympiades d'hiver, «c'est rendu que ça prend vraiment le top des installations dans toutes les disciplines».
Des installations comme un anneau de glace couvert. Pour l'instant, «c'est difficile de développer des patineurs dans des conditions comme ça», fait valoir M. Boucher, qui applaudit le fait que le maire veuille prioriser le projet d'anneau couvert. «La glace est sale à cause du vent et à cause des autoroutes qui sont à côté. En termes de conditions de glace, on est très, très loin de ce qu'on retrouve dans les anneaux couverts.»
Même si des patineurs d'ici vont parfois s'entraîner à Calgary, de plus en plus préféreront ne pas s'expatrier et s'entraîner à Québec, remarque-t-il. «Je pense que ça affecte beaucoup leur performance. Les Québécois ne sont plus aussi forts qu'ils étaient en longue piste. [...] Quand ils patinent à Québec, les conditions ne sont jamais optimales. Ils ne peuvent pas réussir à stabiliser leur technique.»
«Quelqu'un qui veut vraiment réussir devrait aller à Calgary... en attendant qu'on ait le nôtre [anneau de glace couvert]!» s'empresse d'ajouter M. Boucher.
D'ici à la prochaine candidature, Québec devra continuer d'avoir de la visibilité à l'international, croit-il. Car il manque bien peu à «la meilleure ville olympique pour les Jeux d'hiver» pour accueillir les meilleurs athlètes du globe.
«Le seul problème, c'est la descente masculine. [...] D'empêcher une ville aussi belle que Québec d'avoir les Jeux olympiques parce qu'il y a une discipline qui ne répond pas aux critères, je trouve ça un peu dépassé.»
«Ce qui me fâche beaucoup là-dedans, c'est qu'on a donné les Jeux olympiques à Vancouver malgré le fait que la patinoire de hockey ne répondait pas aux critères olympiques.» Gaétan Boucher est d'avis qu'une semblable exception devrait aussi être faite pour Québec et sa montagne.