D'autres grands événements pourraient pallier un abandon des JO, dit Jean-Paul L'Allier

L'ancien maire Jean-Paul L'Allier s'est bien gardé de... (Le Soleil, Martin Martel)

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L'ancien maire Jean-Paul L'Allier s'est bien gardé de donner sa position sur une éventuelle candidature olympique de Québec, lui qui a perdu les Jeux d'hiver de 2002.

Le Soleil, Martin Martel

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

(Québec) Même s'il refuse de se prononcer sur une éventuelle candidature olympique de Québec, l'ancien maire Jean-Paul L'Allier considère qu'en cas d'abandon des Jeux d'hiver de 2022, les compétitions internationales demeurent une voie à suivre pour la région. Il insiste sur l'importance de «garder l'équilibre» dans l'offre de grands événements, sans rejeter totalement l'idée d'une exposition universelle.

«Je ne veux pas prendre la place du maire. Moi, je sais ce que je ferais si j'étais là», a lancé samedi au Soleil Jean-Paul L'Allier, en se gardant bien de préciser sa position, lors de son passage au forum du groupe politique Force jeunesse à Québec.

«Je ne peux pas mettre un pied sur la scène, pis un pied dans la salle des décideurs. Je ne suis plus là. J'ai fait ce que j'avais à faire, du mieux que j'ai pu», dit-il en référence aux Jeux d'hiver de 2002 perdus au profit de Salt Lake City. «On a ouvert la porte aux grands événements par la suite, ç'a marché. Dans une ville, il faut garder l'équilibre entre les grands événements et la vie courante.»

«Une ville, ce n'est pas toujours obligé d'être sur le trottoir en train de s'offrir à tout le monde, ça vit. Les gens viennent ici pour notre qualité de vie. On n'est pas obligés de leur inventer des villes artificielles à mesure de notre ville. Walt Disney n'a pas sa place ici», explique M. L'Allier, qui est maintenant conseiller stratégique en développement.

Pas de commentaires

«Je n'analyse pas, je ne fais pas de commentaire», s'empresse-t-il d'ajouter. «Je dis qu'il faut garder l'équilibre dans une ville. Les touristes qui viennent ici et ceux qu'on veut attirer pour des congrès ou autrement, ils ne viennent pas voir ce qu'ils vont voir à Orlando ou à Paris. Ils viennent voir ici, tel qu'on est. Et le défi, c'est de partager la qualité de vie et la qualité d'institutions qu'on a.»

Celui qui a été maire de Québec de 1989 à 2005 n'est pas prêt à dire que l'organisation d'une exposition universelle pourrait être aussi bénéfique, sinon plus, que les Jeux olympiques, comme l'a laissé entendre, samedi, dans nos pages Hubert Laforge, son ancien collègue de Québec 2002.

«Ça dépend. Je pense que l'alternative aux Olympiques, c'est les événements par catégorie dans les secteurs où on excelle : le vélo de montagne, les sports de glace et des compétitions de niveau international. Ça ne demande pas des superéquipements, et ça garde la région et la ville sur la carte des villes d'accueil pour le sport.»

Il félicite d'ailleurs les efforts faits en ce sens par l'entreprise Gestev, qui gère autant le Red Bull Crashed Ice que la Coupe du monde de surf des neiges. «C'est très bien! Je trouve qu'ils sont bons et qu'ils sont performants.»

«C'est aux autorités en place, compte tenu des moyens dont elles disposent, de décider ce qu'elles veulent. Une chose est sûre, c'est que tu ne peux pas tout avoir en même temps», ajoute-t-il.

M. L'Allier rappelle que, tout comme son prédécesseur Jean Pelletier, il s'était intéressé à la tenue d'une exposition universelle au cours de son mandat, en particulier une exposition «de classe B», plus petite et limitée à un thème, comme celle de Vancouver en 1986, sur le transport.

«On avait regardé l'hypothèse d'une exposition de classe B, on avait même envoyé quelqu'un à Paris pour regarder s'il y avait des thèmes disponibles qui nous intéressaient. Il y avait un thème disponible, qui aurait pu être intéressant, c'était l'eau. [...] Ç'aurait pu être un beau sujet.»

Idée abandonnée

Son administration avait cependant abandonné l'idée, «parce qu'on n'était pas rendus là dans nos réflexions. On était déjà en train de s'avancer fortement dans le développement du centre-ville. On pensait que pour le 400e, la ville devait être renouvelée dans son coeur abîmé. C'est ce qu'on a fait».

Rappelons que la réunion où doit être décidée la candidature ou non de Québec pour les JO d'hiver de 2022 se tiendra mardi après-midi au bureau du premier ministre Jean Charest, qui sera entouré du maire Régis Labeaume, du ministre responsable de la capitale, Sam Hamad, du président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, et du président d'Équipe Québec, Claude Rousseau.

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