La chef de mission adjointe aux Jeux de Londres pour 2012, Sylvie Fréchette, soulignait cette semaine sur les ondes de V que les membres du CIO semblent bouder les vrais hivers, citant Vancouver, où «on était en t-shirt dehors» et Sotchi, où «il y a des palmiers».
L'ancienne athlète olympique soutenait dans la même entrevue qu'elle doutait d'une candidature éventuelle de la Ville de Québec pour le rendez-vous planétaire. «J'ai l'impression qu'il n'y a pas de momentum, qu'il y a toujours une pièce de casse-tête qui arrive, un bâton qui arrive pendant que la roue roule», évoquait-elle à l'émission Dumont 360.
Se gardant bien de répondre directement aux propos de Sylvie Fréchette, le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau, argue cependant que le côté nordique est indissociable des JO.
«On entend quand même les membres du CIO issus des deux vagues», a nuancé l'homme à la tête d'un groupe visant à évaluer la pertinence de lancer Québec dans une nouvelle aventure olympique.
«Il faut voir que oui, les gens aiment beaucoup l'aspect sud de certaines destinations, l'aspect de la chaleur, a-t-il poursuivi. Mais en même temps, s'il n'y avait pas de froid, il n'y aurait pas de sports d'hiver. On ferait quoi? D'un côté, on entend qu'on veut faire la promotion des sports d'hiver. Mais s'il n'y a pas de neige, on fait quoi? La majorité de ces sports d'hiver se font à l'extérieur. Il n'y aurait plus de biathlon, il n'y aurait plus de ski alpin, plus de ski de fond.»
Rien à envier à Vancouver
Quant aux pièces manquantes du puzzle, il rappelle que Québec attire les unes après les autres les compétitions internationales.
«J'ai eu l'occasion d'aller à Vancouver, et je peux vous dire que Québec n'a rien à envier à Vancouver, a-t-il avancé. On pourrait parler des éléments comme la montagne, mais on verra les évaluations de la FIS [Fédération internationale de ski]. En même temps, regardez, la FIS vient à Québec régulièrement depuis quelques années, avec le snowboard. Et là, ils commencent à ajouter des disciplines additionnelles. Alors, moi, je pense que c'est un processus qui est de longue haleine, et il faut garder ça comme ça.
«Maintenant, on verra. Les olympiques, ce n'est pas une fin en soi non plus. D'avoir plusieurs événements internationaux qui reviennent année après année, cela a une aussi bonne valeur pour Québec.»