Olympiques: petite histoire d'un contrat jamais octroyé

«Si on a une décision d'aller en mode... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«Si on a une décision d'aller en mode olympique, on fera les études et les recherches nécessaires avec des compagnies spécialisées, affirme Claude Rousseau. Je ne dis pas Populous, je ne dis pas personne d'autre. Je vais choisir la bonne compagnie en fonction de ce qu'on cherche.»

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

(Québec) Le contrat à la firme Populous annoncé en mars par le ministre Sam Hamad pour un «plan de travail» olympique n'a jamais été octroyé par Équipe Québec.

Le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau, mandaté pour analyser les infrastructures sportives régionales, refuse d'injecter des fonds publics dans une étude du genre avant de savoir si la capitale sera effectivement candidate.

«Pour moi, c'est fort simple, a dit M. Rousseau au Soleil, mardi. Tant que la décision ne sera pas d'aller en mode olympique, il n'est pas question qu'on embauche quelque firme que ce soit.»

Pourtant, lors d'une annonce fin mars, le ministre responsable de la région de Québec a affirmé que son gouvernement avait choisi la firme Populous pour élaborer un document-guide en vue d'une candidature olympique.

«L'objectif, c'est de nous préparer un plan de travail très simple pour voir quelles sont les démarches à faire, comment procéder, quels sont les éléments à mettre en place», disait M. Hamad. Dès le lendemain, son attaché de presse a toutefois dû admettre que «le contrat n'est pas encore octroyé». L'information avait fui avant qu'Équipe Québec mandate la firme, a-t-on expliqué à ce moment.

Or, trois mois plus tard, non seulement le contrat - d'une valeur approximative de 30 000 $ - n'est pas signé, mais le choix de la firme n'est pas arrêté.

Stratégie revue

«Si on a une décision d'aller en mode olympique, on fera les études et les recherches nécessaires avec des compagnies spécialisées, affirme Claude Rousseau. Je ne dis pas Populous, je ne dis pas personne d'autre. Je vais choisir la bonne compagnie en fonction de ce qu'on cherche.»

Mardi, le cabinet de M. Hamad a affirmé que la stratégie a été revue le mois dernier. Il serait maintenant question d'attendre que la décision sur une éventuelle candidature soit prise avant de procéder. Chose qui n'incommodait pas le ministre en mars. «Ce n'est pas un gros mandat», disait-il.

Même le maire Régis Labeaume s'était alors avoué surpris d'apprendre que le provincial préparait la candidature olympique de Québec. «Je ne peux pas me plaindre que le gouvernement du Québec veut absolument m'aider pour faire des Olympiques, disait-il. Maintenant, il faut qu'on balance la somme du travail qu'on a à faire et la somme d'investissement.»

Depuis quelques mois, la tiédeur du maire de Québec par rapport à l'aventure olympique apparaît de plus en plus évidente. Il souhaite attendre le 9 juillet, date à laquelle sera sélectionnée la ville hôtesse des Jeux de 2018, pour faire connaître sa décision. Si la coréenne PyeongChang doit remporter la palme, M. Labeaume a déjà évalué que les chances seraient à peu près nulles pour Québec en 2022.

«On veut clore ce dossier-là, a déclaré le maire le mois dernier. On veut le faire rationnellement, après la décision. Ce sera très clair pourquoi on le fait.»

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