Les Olympiques peuvent être rentables, croit Sheila Fraser

Sheila Fraser (ici avec Pierre DesRoches, en 1995)... (Photothèque Le Soleil, Raynald Lavoie)

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Sheila Fraser (ici avec Pierre DesRoches, en 1995) s'est fait connaître publiquement comme comptable pour le comité chargé de la candidature de Québec pour les Olympiques d'hiver de 2002.

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

(Québec) Les Olympiques peuvent être une aventure rentable, croit toujours Sheila Fraser. Mais la vérificatrice générale fédérale sortante ne veut pas se compromettre à soutenir que la ville de Québec devrait revenir à la charge pour obtenir la présentation de la grand-messe sportive.

Son spectaculaire mandat de 10 ans à surveiller les écarts de conduite dans l'administration fédérale a relégué la chose dans l'ombre : c'est le dossier olympique qui a d'abord amené Mme Fraser sous les projecteurs.

En 1992, le comité chargé de mousser la candidature de la ville de Québec pour les Olympiques d'hiver de 2002 a recruté cette comptable de la firme Caron Bélanger Ernst & Young pour en faire sa trésorière.

À l'été 1995, les délégués du mouvement olympique ont cependant choisi Salt Lake City, aux États-Unis. Un choix qui s'avérera controversé des années plus tard lorsque sera connu le fait que 10 membres du jury international avaient reçu argent et cadeaux pour faire triompher la capitale de l'Utah.

Mme Fraser a étouffé un petit rire lorsque Le Soleil lui a demandé son opinion sur le processus de sélection. «Disons qu'il y a eu un certain manque de transparence», s'est-elle contentée de répondre.

Elle ne renie pas l'opinion qu'elle exprimait, en décembre 1992, lorsqu'elle avait déclaré que les Jeux olympiques de Montréal, en 1976, avaient été rentables, mais que cela ne valait pas pour la construction du stade. «Évidemment, il faut faire très attention avec les installations qu'on construit», a-t-elle glissé.

Question de retombées

«À l'époque, je croyais fermement que Québec représentait une excellente candidate, a-t-elle expliqué. Toutes les études démontraient qu'il pourrait y avoir des retombées économiques très importantes pour la ville... Et des retombées dites "sociales" et de "fierté", qui sont aussi importantes pour une ville.»

Sheila Fraser n'a pas voulu dire si le jeu en vaut toujours la chandelle. «Il faut revoir les conditions. C'est sûr que la situation a beaucoup changé. Les coûts [pour les mesures] de sécurité, comparé aux années 90, c'est un autre monde.

«Mais je vois que Vancouver [pour les Jeux d'hiver 2011] a quand même fait ça avec succès. Je me dis que Québec est aussi capable.»

Maintenant, a-t-elle noté en suggérant qu'elle suit toujours de loin le dossier, «je sais qu'il y a beaucoup de controverse sur la montagne de ski. Ce sera aux gens en charge de la candidature, le maire et les conseillers, de continuer ou non».

Si les promoteurs de Québec 2012 avaient fait appel à la comptable, c'est qu'elle était citoyenne de la capitale. Elle a résidé à Québec pendant 22 ans. «J'ai beaucoup aimé mon temps à Québec.» Une ville où sont nés ses trois enfants. Une «belle ville». Une ville où elle revient chaque année pour revoir de nombreux amis.

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