En conférence de presse mercredi, le vice-ministre sud-coréen du sport, Park Sun-kyoo, a soutenu que PyeongChang «n'est assurément pas en première place», ajoutant du même souffle que la ville faisait des efforts pour l'emporter.
«Je dois admettre que nous ne sommes pas en tête comme plusieurs personnes le prétendent. Je vous demande de reconnaître ce fait», a-t-il enchaîné.
Park Sun-kyoo a affirmé que la presse étrangère, qui place la ville sud-coréenne en avant, semble oublier que «Munich est encore très forte et qu'Annecy fait d'ultimes efforts pour l'emporter».
PyeongChang avait tenté sans succès d'obtenir l'organisation des Jeux de 2010 et de 2014. «Nous nous efforçons d'apprendre de nos échecs passés», a continué le représentant sud-coréen.
Selon Robert Livingstone, directeur du site Web Games Bids, spécialisé dans les candidatures olympiques, PyeongChang joue la carte de la modestie, même si elle sait que ses chances sont excellentes.
«C'est une tactique. Personne ne veut admettre qu'il mène la course parce que souvent, dans le passé, celui qui menait s'est fait surprendre. Ils ne veulent pas avoir l'air arrogant et préfèrent dire que la course est ouverte.»
Course serrée
Si les chances d'Annecy semblent faibles, la course est effectivement très serrée en ce moment entre Munich et PyeongChang, croit M. Livingstone.
«C'est difficile d'établir qui est favori. On dit que PyeongChang a les meilleures chances. C'est la troisième fois qu'ils posent leur candidature et ils ont de bonnes relations avec les membres du CIO [Comité international olympique], mais ça ne veut pas dire grand-chose. Il y a tellement de politique et d'imprévus dans ces campagnes. Personne ne s'attendait à ce que Londres gagne les Jeux de 2012.»