Cela ne se mesure pas dans l'immédiat par des événements supplémentaires, mais le maire Labeaume se dit «certain qu'on va faire des petits».
Dressant hier matin le bilan de la dernière semaine, le maire Régis Labeaume nage toujours en «eau tiède» par rapport à une candidature olympique pour 2022. «Ça n'a pas changé», dit-il.
Malgré tous les signaux qu'il a continué d'envoyer ces derniers jours, il soutient que la décision finale n'est pas prise et qu'il voudra la prendre «tout le monde ensemble», notamment avec le premier ministre Charest.
On sent cependant que le coup de grâce d'une candidature pour 2022 a été donné par le président de la Fédération internationale de hockey, René Fasel, lors d'une rencontre avec le maire. M. Fasel, un membre influent du mouvement olympique, lui a donné la véritable température de l'eau sur les chances de succès de 2022 : glaciale.
M. Labeaume croit que Québec doit «conserver son rêve olympique, mais sans frapper des coups d'épée dans l'eau et sans dépenser l'argent des taxes inutilement. C'est ça, la quadrature du cercle».
Le maire n'attendra pas nécessairement le choix de la ville hôtesse de 2018 pour confirmer sa décision. Le «fondement de sa décision» ne repose pas là-dessus.
Le fondement, c'est son désir de ne pas créer de faux espoirs et des déceptions qui mettraient de l'ombre sur les récents succès et la confiance de Québec.
Priorité hockey
Il croit aussi que la vraie priorité des gens de Québec, c'est un club de hockey. Il ne veut pas donner l'impression qu'il «en prend trop à la fois».
Le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, dresse aussi un bilan positif de la dernière semaine. «Les bonnes personnes y étaient.»
M. Aubut croit que la présence d'un maire à ce genre de congrès est «très justifiée».
«Le mouvement olympique repose sur les maires» avant de reposer sur les premiers ministres et chefs d'État, explique-t-il. Dans les pays démocratiques, ce sont les villes qui soumettent des candidatures.
Être présent devient d'autant plus utile que de nouveaux marchés s'ouvrent dans les pays de l'Est et en Asie et courtisent les événements sportifs.
Il y aura «plus de compétition, et les prix vont monter», prévoit le maire Labeaume.
Voilà qui donne une importance supplémentaire au congrès Sport-Accord de mai 2012 qui amènera à Québec l'exécutif du CIO et les présidents des grandes fédérations de sport internationales.
Québec avait évalué que ceux-ci décident chaque année du lieu de 1000 événements sportifs et d'affaires. La réalité est que c'est davantage, dit avoir appris le maire.
À la veille des Jeux de Londres, «Québec va devenir le centre du monde», perçoit P. Michel Bouchard, pdg du Centre des congrès, qui accueillera Sport-Accord.
La dernière occasion où tout le monde sera réuni avant les Jeux pour attacher les dernières ficelles. Plus de 1500 personnes sont attendues à Québec.
Décideurs à Québec
SportAccord a refusé cette année 400 demandes pour ne pas «diluer» son congrès et s'assurer que les décideurs qui importent sont présents.
La configuration du Centre des congrès de Québec va faciliter les échanges informels que recherchent les participants.
On va s'arranger pour qu'ils «n'oublient jamais leur passage à Québec», promet le maire.
Mais il ne faut pas non plus «essayer de surenchérir», prévient M. Bouchard. «Ces gens-là voyagent à de beaux endroits, toujours dans de belles destinations.» Québec voudra se démarquer d'abord par sa «différence» et par «l'accueil du coeur».