Kasper invite la Ville de Québec à investir dans le saut à ski

Le débat récent autour des déclarations et des... (Le Soleil, François Bourque)

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Le débat récent autour des déclarations et des décisions de la FIS sur les Olympiques de 2022 n'a pas semblé perturber cette première rencontre entre Régis Labeaume et Gian Franco Kasper.

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

François Bourque, envoyé spécial
Le Soleil

(Londres) Le président de la Fédération internationale de ski (FIS), Gian Franco Kasper, propose à Québec de bâtir des tremplins de saut à ski pour développer le sport chez les jeunes.

Une idée immédiatement accueillie par le maire. «C'était très intelligent, son affaire.»

Le débat des derniers mois autour des déclarations et des décisions de la FIS sur les Olympiques de 2022 n'a pas semblé perturber cette première rencontre entre le maire Labeaume et M. Kasper.

Une rencontre que le maire qualifie de «très ouverte» et de «très transparente».

«J'apprécie le style du bonhomme, c'est mon genre [...] Il n'a pas besoin de se faire aimer. Tu vois qu'à son âge, il dit ce qui est et c'est tout [...]. C'est le fun, Kasper, je peux le rappeler demain matin.»

Il semble qu'aucun sujet n'ait été évité. Ni le problème de la montagne de ski, ni celui d'une candidature éventuelle de la Suisse et des intérêts de M. Kasper.

Pour la montagne, ça ne «donne rien d'en vouloir à la FIS» qui ne fait que donner un avis technique, plaide le maire. «Je trouve qu'on a une mauvaise attitude avec la FIS.»

M. Kasper, qui n'a pas voulu parler aux journalistes après la rencontre, a réitéré sa suggestion que Québec aille tenir ailleurs une descente olympique si elle veut être candidate.

Idée que repousse encore M. Labeaume. «Je peux pas penser que ça augmente nos chances.»

M. Kasper croit que Québec devrait se créer une réputation internationale en accueillant des compétitions et en faisant des succès, plutôt que de devenir «candidate olympique deux, trois, quatre fois».

Le maire est cette fois d'accord.

La conversation a dissipé les doutes sur les motivations de M. Kasper, que certains ont soupçonné d'avoir tué la montagne de Québec pour favoriser la candidature de son pays.

«Il n'y a pas de machination suisse contre Québec; il ne faut pas voir de complot; ça n'existe plus dans ma tête à moi», affirme M. Labeaume.

Lui-même avait soulevé la question cet hiver, se gardant cependant de condamner M. Kasper. «C'est pas moi qui ai dit que c'était un méchant [...] Si malentendu il y a eu, ce n'est pas entre moi et lui.»

M. Kasper ne s'est engagé à rien mercredi après-midi, mais se serait montré favorable à l'idée de tenir à Québec au moins sept nouvelles épreuves pour lesquelles Gestev a déjà amorcé des discussions avec la FIS.

On parle en outre d'un sprint de ski de fond sur les Plaines et d'une longue course au mont Sainte-Anne. Québec veut profiter de sa «nouvelle vedette» Alex Harvey, explique le maire.

Il est aussi envisagé d'utiliser le tremplin du Big Air, entre les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, pour une épreuve de slalom géant en parallèle.

«Une compétition de ski en plein centre-ville; ça, c'est vraiment la tendance», dit constater le maire.

Les organisations de sport cherchent des décors urbains qui font des images spectaculaires pour la télé. Le Crashed Ice et le Big Air (planche) en sont deux bons exemples.

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