«Le contrat n'est pas octroyé encore», a admis mercredi Maxime Sauvageau, attaché de presse du ministre Sam Hamad, qui a pourtant parlé en long et en large de ce mandat toute la journée de mardi. Les médias francophones et anglophones ont d'ailleurs relayé le message.
La petite histoire veut que le titulaire du portefeuille des Transports et responsable de la région de la Capitale-Nationale ait fait part à Claude Rousseau, président d'Équipe Québec, de son désir d'embaucher Populous, une firme d'«architectes sportifs» qui a travaillé avec la plupart des villes ayant décroché les Jeux olympiques.
C'est M. Rousseau qui devait joindre l'entreprise, dont le siège social est à Kansas City. Mais l'information a fui dans les médias avant qu'il ne décroche le téléphone.
C'est en essayant de savoir combien valait le contrat avec Populous que Le Soleil a appris qu'il n'y avait pas encore de contrat. En entrevue téléphonique, M. Rousseau a expliqué qu'il révisait actuellement les règles gouvernementales d'octroi de contrat pour s'assurer de les respecter.
Il étudie la documentation et la grille tarifaire de Populous et tente de déterminer si d'autres firmes peuvent réaliser ce mandat spécifique. «On parle d'un élément très, très, très spécialisé. Malheureusement, je n'aurai pas une liste de 100 noms», dit-il d'emblée.
Malgré la renommée du consultant, qui s'est promené de Vancouver à Londres, planifiant des activités et construisant des infrastructures, le ministre Hamad parlait mardi de «petit mandat» confié à Populous. Il s'agirait de quelques dizaines de milliers de dollars.
Pas exhaustif
«Ce n'est pas un contrat d'un million de dollars», insistait mercredi son porte-parole. «Ce n'est pas un document qui est exhaustif. Ce n'est pas un plan de travail de 800 pages. Ce sont des gens qui vont nous aiguiller pour partir et être sûr qu'on atteigne notre but», a renchéri Claude Rousseau.
À ce prix, il est probable que le sous-traitant envoie un sous-traitant faire un tour à Québec pour voir de quoi la ville a l'air et quel état d'esprit y règne. Populous réutilisera aussi les informations qu'elle possède déjà sur les étapes à suivre et les démarches à entreprendre avant de présenter une candidature aux Olympiques. Selon le président d'Équipe Québec, c'est un avantage par rapport à une firme qui partirait de zéro et pourrait, du coup, coûter beaucoup plus cher.