Mont à Liguori: un verdict sans appel

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Québec rêve des Jeux

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

Le Soleil

(Québec) Expert renommé en centres de ski et en tracés olympiques, l'homme d'affaires Paul Mathews croit que Québec ne devrait pas trop se poser de questions sur les circonstances entourant le rejet du mont à Liguori dans Charlevoix pour la descente masculine de ski. Le verdict de la Fédération internationale de ski est incontestable, assure-t-il.

«On pensait vraiment que nous avions une bonne idée avec le nouveau tracé, mais ce n'est pas le cas», a déclaré Paul Mathews, joint en Colombie-Britannique.

M. Mathews dirige EcoSign Mountain Resort Planners Ltd., dont le siège social est à Whistler, en Colombie-Britannique. Il a dessiné dans sa carrière plus de 300 centres de ski dans plus de 30 pays, dont le Massif et le centre Rosa Khutor, en Russie. Ce dernier sera le lieu principal des compétitions de ski alpin aux Jeux d'hiver de Sotchi en 2014. À la demande de Claude Rousseau et d'Équipe Québec, il est revenu en octobre au Massif afin d'y évaluer les nouvelles idées envisagées pour la piste de descente au mont à Liguori.

Collaborateur de Russi

Entrepreneur indépendant, Paul Mathews collabore néanmoins depuis 30 ans de façon étroite avec Bernhard Russi, l'expert dont le rapport a jeté une douche froide cette semaine sur les aspirations de Québec. «Bernhard Russi est la sommité en la matière. Vous ne trouverez pas mieux que lui. Si lui dit non, c'est fini.»

Paul Mathews croit par ailleurs que l'espoir de la capitale pour attirer les Jeux olympiques réside probablement dans les monts Chic-Chocs, en Gaspésie. «Je connais les gens de la Fédération internationale de ski et leur philosophie, et ils n'appuieront jamais un projet de construction sur une montagne au cap Maillard. Le coût serait ridicule, et ce serait très mauvais pour l'environnement», répond celui qui connaît le Massif de fond en comble.

Il avise par ailleurs qu'il ne faut pas voir de lien entre le constat sévère de la FIS et le rêve olympique de la Suisse pour 2022. «Je fais entièrement confiance à M. Russi. Jamais la FIS ne risquerait sa crédibilité technique pour des motifs politiques. Ce sont de pures coïncidences.»

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