Pour un anneau de glace près de l'université

Des patineurs sur l'anneau de glace Gaétan-Boucher, à... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Des patineurs sur l'anneau de glace Gaétan-Boucher, à Sainte-Foy, qui devrait un jour être remplacé par un anneau de glace couvert.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) Le président de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, Gilles Dufour, estime essentiel qu'un éventuel anneau de glace couvert à Québec se retrouve près de l'Université Laval. Et par là, il envisage autant la cons­truction d'une infrastructure à Sainte-Foy... qu'une expansion de l'institution universitaire sur les terrains d'ExpoCité.

«Je ne sais pas si l'université peut se déplacer, ou si c'est nous autres qui devrons se déplacer, mais il faut un lien. Pour performer sur la scène internationale, il faut être en avant des autres, au niveau du développement biomécanique, santé, conditionnement physique, nutrition», a déclaré Gilles Dufour au Soleil, cette fin de semaine, en marge de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste au Pavillon de la jeunesse.

Gilles Dufour attend comme plusieurs le dévoilement du rapport d'Équipe Québec présidé par Claude Rousseau, qui évaluera les infrastructures requises avant de relancer la capitale dans l'aven­ture olympique. Si la question de l'élévation de la montagne pour la descente masculine de ski a fait couler beaucoup d'encre, l'absence d'un anneau de glace couvert à Québec est également un irritant majeur. Et le débat reste toujours entier quant à son emplacement, entre le terrain actuel (anneau Gaétan-Boucher de Sainte-Foy), le Super PEPS de l'Université Laval ou encore ExpoCité, pressenti pour accueillir un nouvel amphithéâtre.

«Chaque site a ses avantages. C'est sûr qu'ExpoCité a beaucoup de synergie au niveau des coûts d'opération. Ça permettrait d'avoir des coûts plus bas, parce que ça pourrait servir à beaucoup de choses. Au niveau de l'université, ce qui nous intéresse, c'est la sci­ence du sport. Il faut absolument qu'on se rapproche de l'université. Le sport est tellement complexe aujourd'hui, tellement difficile, il faut développer la connaissance, et ça, il faut être près d'une université.»

Rapport attendu

Consulté à plusieurs reprises par l'équipe de Claude Rousseau, le président de la fédération québécoise se montre optimiste quant aux conclusions du rapport. «On voit ça positivement. Ils ont été très rigoureux, ont regardé tout ce qui se faisait dans le monde, à quel prix. Ils ont regardé la position du Québec par rapport au Canada, par rapport au monde. Ils ont regardé comment un anneau comme ça pouvait s'intégrer dans une ville comme Québec, quelle synergie ça pourrait apporter.»

Sa fédération avait déjà effectué récemment des études de coût sur un nouvel équipement pour les patineurs de longue piste, forcés de s'exiler à Calgary ou à Vancouver pour s'entraîner de façon convenable à l'intérieur.

«On a fait des comparables avec deux anneaux déjà bâtis en Allemagne, les derniers qui sont de bonne qualité, où l'environnement est très bon, avec beaucoup de luminosité. Des anneaux avec des structures de bois. Et on avait déjà une phase 2 pour agrandir pour les Olympiques. On ne s'attend donc pas à avoir de surprises au niveau des coûts de construction dans le rapport, parce qu'on avait fait nos devoirs», conclut Gilles Dufour.

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