Simon Brousseau est à ses fourneaux lorsqu'il rencontre Le Soleil, à Saint-Ferréol, sur la Côte-de-Beaupré, où est établi le quartier général de la petite entreprise qu'il possède avec sa conjointe Natacha Jobin.
«La passion de la bonne bouffe», c'était le moteur de l'entreprenariat pour Simon, avait-il lui-même raconté, il y a plus d'un mois. Le cuisinier a ressorti son tablier et sa coiffe pour préparer un des temps forts de la ferme.
Le troupeau de quelque 800 oies continue de paître dans les champs, avant d'aller à l'abattoir. Simon prépare ses recettes avec les dernières bêtes congelées qui lui restent de l'an passé.
Québec-Oies se spécialise dans la cuisine traditionnelle. «On veut que ça goûte l'oie», prend la peine de préciser Simon. Corollaire de cet objectif de se coller à des traditions, l'automne et le temps des Fêtes constituent la haute saison pour écouler les produits qui sortiront des casseroles.
Au menu, une cinquantaine de produits différents sont offerts aux consommateurs. Il y a évidemment la tourtière et le cassoulet. Se retrouvent sur les tablettes saucisses d'oies et magret fumé.
S'y ajoutent des produits qui sonnent comme des programmes gastronomiques à eux seuls. Parmi les trois pâtés, il y en a un aux pommes déglacées au porto blanc. Des différentes terrines, notons qu'il y en a aux canneberges séchées et une autre aux bleuets.
Ne pas s'éparpiller
Le cuisinier se veut bien «toujours à chercher des recettes. Mais, enchaîne-t-il, il ne faut pas s'éparpiller.» L'aventure culinaire repose sur une cinquantaine de façons d'apprêter la volaille.
Des recettes éprouvées sur un public bien connu des entrepreneurs. «Nous avons des familles gourmandes, glisse avec un sourire Natacha Jobin. Ils se portent volontaires» pour tester les nouvelles recettes. «Et nous-mêmes, nous avons un goût développé.»
Québec-Oies a beau être une petite entreprise, elle compte sur plusieurs manières d'aller vers ses clients. Il y a les événements touristiques où les visiteurs apprennent souvent que Québec-Oies existe. En octobre, Simon a été du festival de l'oie à Cap-Tourmente pendant que le frère de Natacha se pointait à celui de Montmagny. Il y a eu aussi la réputée fête des vendanges, à Magog, en Estrie, et autres sorties du genre, comme le salon des artisans, à Québec, qui aura lieu, en décembre.
Il y a aussi une trentaine de comptoirs spécialisés, répartis dans plusieurs régions du Québec. C'est ainsi qu'une fois par semaine, les jeunes entrepreneurs se rendent à Montréal, notamment parce que le marché Jean-Talon écoule les produits de Québec-Oies.
Mais le contact direct des entrepreneurs avec les éventuels clients demeure la meilleure carte de Québec-Oies. La moitié de la production est vendue au comptoir installé à Saint-Ferréol et à celui qui se trouve au Vieux-Port de Québec.