Centre Vidéotron: l'eau à la bouche, mais la soif persiste

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Le grand hall de l'amphithéâtre

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Le Soleil s'est mêlé aux premiers visiteurs du Centre Vidéotron jeudi, question de vivre l'expérience d'une visite en famille, avec chéri et les deux garçons de deux et quatre ans.

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Les visiteurs vont au sixième étage où ils découvrent la patinoire et les gradins. 

PHOTO collaboration spéciale Patricia Cloutier

On avait programmé le réveil très tôt, afin d'être sur place à 7h30. Pari tenu : le trafic ne nous a pas ralentis et on est entrés sans peine dans un stationnement à moitié vide.

Excités, les garçons avaient parfois envie de courir un peu, mais jamais on ne s'est senti étouffés par la foule au point d'avoir peur de les perdre de vue.

Au moment d'entrer dans l'édifice, on vide nos poches et nos sacoches dans un panier avant de passer sous l'arche qui détecte le métal. Pas de fouille abusive à signaler, mais plutôt l'impression rassurante d'entrer dans un amphithéâtre moderne.

«Maman, je veux du jus!» lance le plus jeune. Il fallait s'y attendre. On lui demande de patienter un peu pendant qu'on découvre le vaste hall. Les enfants ont hâte d'essayer le grand escalier roulant avec le «mur bleu» (l'oeuvre Le grand bleu du Nord) qui nous amène tout en haut, au sixième étage.

Clic! Clic! Tout le monde en profite pour prendre en photo la ville de Québec à travers les larges fenêtres. Mais c'est en se retournant qu'on reste bouche bée devant le spectacle intérieur. Une vraie mer de sièges bleus, dans un environnement ultra techno.

Des cordons de sécurité - et de sympathiques employés - dirigent la foule trois étages plus bas. Bon, pas de jus ou de Gatorade en vente au kiosque alimentaire. On se rabat sur une bouteille d'eau à 4,25 $.

On prend place dans nos sièges - très confortables - pour une projection vidéo d'environ 15 minutes, autant sur la glace que sur le tableau indicateur. On y raconte l'histoire des amphithéâtres de Québec, avec le hockey comme thème prédominant. Philippe Couillard et Sam Hamad font les premiers discours, suivis de celui de Régis Labeaume, le seul à être applaudi.

«Maman, pourquoi il n'y a pas de hockey?» demande le plus vieux. On lui explique qu'il faudra revenir plus tard pour voir un match. Au moins, il a pu toucher à la glace. Plusieurs adultes ont fait de même en s'écriant : «Ça y est, j'y ai touché!» comme si par ce geste, ils avaient l'impression d'être entrés dans l'histoire du Centre Vidéotron.

Rapidement, on nous dirige vers le couloir du rez-de-chaussée, où les sportifs, artistes et le personnel technique circuleront. On est vite déçus toutefois de constater qu'on longe un grand corridor blanc, en lisant les écriteaux «Vestiaire des Remparts», «Salon des anciens Nordiques» sur des portes fermées. Comme si on avait voulu nous titiller, sans rien nous montrer.

En moins de deux heures (alors qu'on avait annoncé une visite de deux heures trente), on était ressortis à l'extérieur, heureux d'avoir pu constater l'immensité et la beauté de l'édifice, mais déçus de ne pas en avoir vu assez. Comme si on nous avait mis l'eau à la bouche, sans étancher notre soif.

Visites et transport réglés au quart de tour

Le message de la Ville de Québec invitant les visiteurs de l'amphithéâtre à prendre l'autobus a été entendu. Le service de navette a roulé rondement, et aucun bouchon n'a été observé dans les divers espaces de stationnement. 

«On est très contents. Ça prouve que c'est la meilleure façon de se rendre au Centre Vidéotron», a commenté le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien. La Ville de Québec et le Réseau de transport de la Capitale ont martelé cette semaine que la vie des visiteurs serait bien plus facile en bus. 

Des navettes circulent de 7h à 23h entre le Centre Vidéotron, le secteur D'Estimauville et la 41e Rue, dans Charlesbourg. Une autre navette s'ajoutera samedi, dimanche et lundi pour Lebourgneuf avec un stationnement Rue De Celles. 

Les navettes sont au tarif régulier d'un transport du RTC. Le Soleil a d'ailleurs testé jeudi matin la navette qui partait de Beauport. Départ à 9h53. À peine 11 minutes plus tard, à 10h04, la quinzaine de personnes dans la navette descendait à deux pas du Centre Vidéotron. 

Aucun problème

En fin de journée, aucun problème n'avait été observé dans les 3800 espaces de stationnement disponibles. La Ville avait souligné cette semaine qu'aucune carte de crédit ou de débit n'était acceptée et que les automobilistes devaient préparer 10 $ en argent comptant.

Outre, le transport, le rythme des visites était aussi rodé au quart de tour en cette première journée de visite, jeudi. L'horaire a été respecté et, en fin de journée du moins, tout se déroulait dans l'ordre. Valérie Gaudreau

Le maire ravi de la réaction

Au terme d'une journée pour laquelle il admet avoir stressé un brin, Régis Labeaume était ravi de la réponse des milliers de «juges» venus visiter le Centre Vidéotron. «Tout le monde est subjugué par l'amphithéâtre», a claironné le maire de Québec.

Accroché par des dizaines de citoyens le remerciant pour la construction de l'amphithéâtre, M. Labeaume est apparu soulagé au terme de la première journée de visites grand public, où près de 30 000 personnes ont pu admirer le bâtiment de 370 millions $. «Oui, il y avait du stress parce que c'est beaucoup de monde. [...] Ce qui fait plaisir, c'est la réaction. C'est unanime, tout le monde est subjugué par l'amphithéâtre.»

Au-delà des visites

Concentré sur les préparatifs de la zone festive, le grand manitou de la programmation des festivités d'ouverture, André Verreault, espère bien que la population sera au rendez-vous jusqu'à lundi. Et surtout, il rappelle qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un billet de visite pour converger vers le site.

«On a une belle programmation, et pas besoin de billet», lance M. Verreault rencontré jeudi après-midi en cette première journée de visites publiques du Centre Vidéotron.

Un de ses coups de coeur? La discothèque pour ados de 17 ans et moins, vendredi dès 18h dans Espace K. Une activité qui «n'est pas assez connue», estime celui qui a réservé 1000 colliers fluo, autant de jus pour cette soirée au son de DJ Arix. «Pendant ce temps-là, les parents vont écouter Karma Kameleons sur la scène festive», dit-il. 

Faire la file pour entrer dans le Centre Vidéotron n'est en effet pas la seule activité autour du nouvel amphithéâtre. Des amuseurs publics, des spectacles, des aires de détente colorent le site qui se mettait tranquillement en place lors du passage du Soleil jeudi après-midi.

À deux pas de l'amphithéâtre, la firme Maelström Créatif propose une «usine à idées» pour la future place Jean-Béliveau. Les gens peuvent écrire sur de grands tableaux des propositions qui seront pas la suite compilées. «On va produire un rapport, et il sera remis à la Ville», a expliqué Kasia Basta, qui guide le public à travers les ardoises où s'accumuleront les idées jusqu'à lundi. «Quand les tableaux seront remplis, on prendra une photo avant d'effacer. On espère ne pas avoir assez de place», a-t-elle lancé.  Valérie Gaudreau et Davud Rémillard

Ce que vous ne verrez pas

À 4000 personnes à la fois, il ne faut pas s'attendre à voir tout ce qui se cache dans l'amphithéâtre. 

Le public n'a pas le loisir de découvrir le design des loges d'entreprise, la longueur de la galerie de presse ou l'aménagement des vestiaires. Faire autrement aurait - on l'imagine! - représenté un défi logistique. Le trajet est très simple, et il n'y a pas de guide qui hurle dans un haut-parleur des informations sur l'immeuble. Ceux qui veulent des statistiques ou en apprendre davantage doivent lire les informations sur le tableau indicateur ou écouter la vidéo de présentation diffusée sur écran géant à l'extérieur. Un visiteur a indiqué au Soleil qu'il aurait beaucoup aimé traverser le «bunker», ce fameux corridor vitré reliant les vestiaires à la patinoire. Un petit plus qui aurait certainement plu aux amateurs de hockey.  Patricia Cloutier et Valérie Gaudreau

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