Québecor a «manqué de respect» envers les employés d'ExpoCité, dit le syndicat

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Le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, n'a pu chiffrer pour l'instant combien d'employés, bien qu'il ait avancé la possibilité qu'une «cinquantaine» sur les 150 syndiqués actuels d'ExpoCité, se retrouvent un boulot dans l'amphithéâtre.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Québecor a une attitude «indigne, dégoûtante et irrespectueuse» en ne donnant pas la priorité aux employés d'ExpoCité pour les postes disponibles dans l'amphithéâtre, dénonce le président du syndicat, Jean Gagnon. Il déplore le «silence» dans lequel il estime que ses membres ont été maintenus pour le processus d'embauche au Centre Vidéotron.

«On aurait aimé le respect», a lancé le chef syndical, président de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA).

Jean Gagnon juge avoir été laissé dans le flou après une rencontre avec des représentants des ressources humaines de Québecor à Montréal, le 26 mars. Le chef syndical a dit être ressorti de la réunion «confiant», car, dit-il, on lui avait promis un retour par rapport au sort des employés qui oeuvrent notamment dans la restauration et les bars, comme placiers ou à la billetterie dans l'actuel Colisée Pepsi. 

Or, outre un courriel du 8 avril promettant un suivi, Québecor n'a jamais redonné signe de vie, a soutenu M. Gagnon en conférence de presse lundi. Il estime pourtant avoir montré un maximum de bonne foi pour que les 150 syndiqués d'ExpoCité aient leur place dans le nouvel aréna, son syndicat allant jusqu'à proposer de «désyndicaliser» les employés.

«On avait même dit qu'on était prêts à partir avec une page blanche. Pas de syndicat, pas de convention, mais tu prends notre monde. On a démontré toute l'ouverture possible. Mais on a même pas eu de réponse.» 

Le Centre Vidéotron représentera un gros morceau des heures de travail disponibles sur le site d'ExpoCité. Les employés syndiqués travaillent aussi au Centre de foires et au Pavillon de la jeunesse. 

Foires de l'emploi

Jean Gagnon a aussi déploré que ses membres n'aient pas été tenus au courant de la tenue d'une foire de l'emploi de Levy Restaurants, filiale de la britannique Compass pour les postes dans les concessions alimentaires de l'amphithéâtre plus tôt ce mois-ci. «Il a fallu faire étoile 67 pour avoir les informations», a-t-il illustré en allusion à une technique utilisée pour ne pas que le numéro de téléphone de l'appelant soit reconnu par Québecor. 

Il a aussi dénoncé lundi que ses membres ne soient pas davantage au courant de la date exacte de la tenue d'une autre foire de l'emploi annoncée pour la mi-juillet, cette fois d'AEG, la firme américaine sous-traitante de la gestionnaire Québecor.

M. Gagnon n'a toutefois pu chiffrer pour l'instant combien d'employés actuels pourraient se trouver un boulot dans l'amphithéâtre, bien qu'il ait avancé la possibilité d'une «cinquantaine» sur les 150 syndiqués actuels d'ExpoCité.

Âgisme?

Sans accuser clairement Québecor de faire de l'âgisme, Jean Gagnon a laissé entendre que les plus vieux employés pourraient avoir moins la cote à l'heure où plusieurs employés d'ExpoCité sont des occasionnels et où certains sont plus âgés. «J'ai hâte de voir combien de personnes de 60 ans et plus vont travailler dans l'amphithéâtre», a-t-il laissé tomber.

Dans sa sortie, le chef syndical Jean Gagnon a aussi décoché quelques flèches à Québecor, qui s'est alliée à des partenaires «d'autres pays». Levy Restaurants est à Chicago, AEG, Ticketmaster et Live Nation en Californie, a-t-il énuméré. «C'est là qu'iront les profits générés par l'amphithéâtre», a-t-il dénoncé. «On construit une bâtisse avec des fonds publics et on donne ça à des intérêts étrangers.»

Québecor se défend

Québecor se défend d'avoir manqué de respect aux employés syndiqués d'ExpoCité. 

Contrairement à ce que soutient le chef syndical Jean Gagnon, l'entreprise assure que des communications téléphoniques et par courriel ont eu lieu après le 8 avril, date après laquelle M. Gagnon dit ne plus avoir eu de nouvelles de l'entreprise. 

«Il y a eu d'autres communications par la suite entre les deux organisations», a soutenu lundi le vice-président aux affaires publiques de Québecor, Martin Tremblay. 

«Il ne faut pas y voir de manque de respect», a ajouté celui qui se souvient d'une rencontre cordiale du 26 mars (voir autre texte).

Le porte-parole de Québecor réfute aussi les arguments du syndicat selon qui l'entreprise gestionnaire de l'amphithéâtre n'a pas tenu les employés d'ExpoCité au courant de la tenue d'une foire de l'emploi afin de pourvoir les postes dans l'amphithéâtre.

«Il y a eu des publicités à pleines pages. On l'a aussi annoncé sur des sites spécialisés. Plus de 1250personnes se sont présentées», a-t-il énuméré.

M. Tremblay a ajouté que la date de la journée organisée par le sous-traitant AEG sera annoncée «ces prochains jours».

Dans tous les cas, il assure que les candidatures sont évaluées sur «des critères de compétence et d'expérience» et qu'il est «trop tôt pour conclure» quoi que ce soit quant au sort des actuels employés d'ExpoCité. 

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