L'amphithéâtre de Québec livré sous le budget initial

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, a évoqué plusieurs fois sa «grande fierté» envers le nouvel équipement et sa satisfaction d'avoir bouclé le mégaprojet sans dépassement de coûts.

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) L'obsession d'un budget limité à 400 millions $ a porté ses fruits. La Ville de Québec et le gouvernement provincial ont annoncé lundi que la facture finale de l'amphithéâtre multifonctionnel sera de 370 millions $. Une partie de l'argent économisé sera réinvesti dans la place publique extérieure.

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Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, et le maire de Québec, Régis Labeaume.

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Le maire de Québec était radieux au moment de dresser le bilan du chantier, qui sera terminé à l'intérieur de l'échéancier prévu. Le 15 juillet, les clés du Centre Vidéotron seront remises au gestionnaire Québecor.

Régis Labeaume a évoqué plusieurs fois sa «grande fierté» envers le nouvel équipement et sa satisfaction d'avoir bouclé le mégaprojet sans dépassement de coûts. Selon lui, c'est le «parfait exemple de gestion de projet efficace», «la preuve tangible qu'il est possible de construire une infrastructure majeure dans les délais et à moindre coût».

L'élu municipal a attribué cette performance à la «bonne gouvernance» qui a permis de garder le cap au cours des trois dernières années. «On a été tough, on a vraiment été tough», a-t-il lancé en parlant de la rédaction des appels d'offres et du suivi des travaux. 

M. Labeaume a aussi admis que les entrepreneurs étaient motivés à travailler sur ce chantier unique. «Les gens voulaient être là, ils voulaient mettre ça dans leur portfolio», a-t-il fait remarquer. 

Le maire a rappelé les instructions qu'il avait données au directeur de projet, Jean Rochette, entré en poste à l'été 2012 : «Tu dis non à tout. Tu dis non à tout le monde. Tu dis non à tout ajout. Et si ça fait pas, tu me les envoies.» Trois ans plus tard, il se réjouit d'avoir résisté à la tentation du «tant qu'à y être» et constate qu'il n'y a pas eu de «maillon faible» dans la chaîne de commandement. 

Rigueur

Le principal intéressé a choisi des mots plus neutres pour dire sensiblement la même chose. «Le maire a parlé de dureté, je parlerais plutôt de rigueur, a mentionné Jean Rochette. On a évité de défaire pour refaire. On a ajouté des choses au contenu du projet, mais on l'a fait au bon moment», a-t-il ajouté, fier de la qualité du produit livré.

L'ancien conseiller municipal François Picard, qui a longtemps été responsable du dossier de l'amphithéâtre à la Ville de Québec, a pour sa part encensé la méthode de gestion de projet développée à l'interne. «On a démontré à grande échelle ce qu'on faisait déjà à plus petite échelle à la Ville de Québec», a-t-il fait valoir.

«Bravo, bravo, bravo»

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, a dit «bravo, bravo, bravo» au maire Labeaume. Arriver sous la barre d'un budget aussi imposant est «un phénomène rare, comme vous, monsieur le maire», a-t-il blagué. 

L'administration municipale a programmé un comité plénier aujourd'hui, où elle fera le point sur les travaux réalisés aux alentours de l'amphithéâtre non comptabilisés dans la facture de 370 millions $. Il est question par exemple de la nouvelle configuration routière du boulevard Wilfrid-Hamel et de la rue Soumande, des canalisations refaites sous l'autoroute Laurentienne. 

Régis Labeaume assure qu'il démontera les «fables urbaines» voulant qu'il manque des morceaux au casse-tête.

La Ville de Québec et le gouvernement provincial ont convenu que les 30 millions $ non dépensés seraient épargnés à parts égales et qu'ils réinvestiraient conjointement 10 millions $ dans la place publique qui doit encore être aménagée devant le Centre Vidéotron. 

Les travaux sont désormais planifiés pour 2016. L'espace multifonctionnel de 13 000 mètres carrés sera accessible et animé à longueur d'année, «même quand il n'y a pas de hockey». Le concept n'est pas arrêté. «On voulait terminer l'amphithéâtre pour voir la dimension» réelle, a précisé Régis Labeaume, qui le trouve finalement plus gros qu'imaginé.

Les appels d'offres pour la place publique seront publiés bientôt. Il est acquis qu'un concours d'art public sera aussi lancé pour enjoliver les lieux.

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