Colisée Pepsi: les employés sentent la fin approcher

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Pendant le tournoi, cette année, la Ville a annoncé que le Colisée serait démoli.

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) L'année 2015 est celle des dernières au Colisée. Dernier Tournoi pee-wee, dernière saison des Remparts, dernière Coupe Memorial et derniers spectacles. Pendant que défilent les jours, des dizaines d'employés sont toujours dans l'attente d'une bonne nouvelle, celle de leur transfert vers l'amphithéâtre de Québec.

Côtoyés par Le Soleil durant une dizaine de journées consécutives dans la cadre du 56e Tournoi pee-wee, les employés d'ExpoCité et des concessions alimentaires de l'ancien domicile des Nordiques ont raconté ne plus se faire de grandes illusions.

La plupart d'entre eux croit que la fin est proche et que tous perdront leur emploi au plus tard à la fin de l'été. L'espoir y est encore, mais la raison l'emporte.

Linda Méthot travaille au local 165 du sous-sol du Colisée depuis 1993, soit depuis 28 ans. Elle s'occupe, avec une petite équipe de travailleuses, d'approvisionner les spectateurs en barbes à papa, popcorn et autres confiseries. À chaque jour pendant le Tournoi pee-wee, elles ont produit en moyenne 2000 barbes à papa par jour - encore plus dans le temps des Nordiques -, vendues ensuite par des crieurs. «Ce sont les mêmes machines depuis que je suis arrivée», a-t-elle raconté.

Elle se souvient de la belle époque, dans le temps où les pee-wee attiraient davantage de spectateurs et que les Nordiques étaient toujours l'âme des lieux.

Mme Méthot et ses collègues ne voient jamais les matchs, et ce depuis toujours. «Quand je reviens de travailler, on me demande desfois combien le match a fini. Mais je ne le sais pas!», a-t-elle rigolé.

Les employés du local 165 ne sont pas les seuls à manquer l'action de l'enceinte principale. Dans les ascenseurs, des employés d'Expocité sont toujours postés près du tableau de bord, montant et descendant sans arrêt pendant des heures. Ces «chauffeurs» n'auront peut-être pas leur place dans le futur amphithéâtre, géré par Québecor.

La moyenne d'âge des employés est élevée, et selon plusieurs témoignages recueillis par Le Soleil, plusieurs accepteraient une baisse de salaire. «On s'amuse. C'est le meilleur sideline au monde», a confié un portier.

Le responsable des employés du Colisée, tenu au silence, n'a pas commenté l'angoisse que vivent actuellement les travailleurs d'Expocité.

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