Une vague d'amour déferle sur les taekwondoïstes de Québec

Plus d'une centaine de personnes sont se rendues... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Plus d'une centaine de personnes sont se rendues à l'aéroport de Québec pour saluer les taekwondoïstes Karine Sergerie, François Coulombe-Fortier et Sébastien Michaud, ainsi que l'entraîneur Alain Bernier.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

Pas moins de 12 athlètes de la grande région de Québec participeront aux Jeux olympiques qui prendront leur envol à Londres, le 27 juillet. Portraits. »

(Québec) «Moi, je suis une personne très émotive. Et je le laisse paraître facilement. Mais là, on dirait que je garde ça quand je vais être tout seul dehors. C'est fou, il y a tellement de monde. C'est vraiment beau à voir. Des gens que je ne pensais pas voir ici, du monde que je croise juste une fois de temps en temps. Et ça fait vraiment chaud au coeur.»

De retour des Jeux de Londres en compagnie de ses partenaires de l'équipe canadienne, Karine Sergerie et Sébastien Michaud, qui sont aussi ses amis au Club de taekwondo de Sainte-Foy, de même que de son entraîneur Alain Bernier, François Coulombe-Fortier n'en revenait tout simplement pas d'être accueilli à l'aéroport de Québec par une foule estimée à plus d'une centaine de personnes. Il a cependant indiqué qu'il n'était pas surpris de l'amour que ceux-ci lui portaient de même qu'aux autres membres de son club.

«Ce sont des gens qui nous donnent toujours de l'amour. Ils sont toujours derrière nous. Là, ils nous le montrent et c'est génial. Mais j'ai toujours su qu'ils nous aimaient. D'ailleurs, ils m'ont tous écrit, alors que j'étais à Londres. Et je me sens choyé.»

Coulombe-Fortier a indiqué qu'il n'était pas déçu de sa performance à Londres. Il a expliqué que les Jeux olympiques, c'était un cycle de quatre ans. Il a ajouté qu'il ne pouvait donc pas s'arrêter sur sa seule performance de samedi. «Et même si je n'ai pas eu de médailles, je me suis bien battu.»

Sergerie déçue

De son côté, Karine Sergerie a indiqué qu'immédiatement après son combat, elle était déçue. Elle croyait ne pas avoir donné assez. Aujourd'hui, elle est d'avis qu'elle ne pouvait faire plus et qu'elle avait réussi à faire ce qu'elle désirait, pendant son cycle olympique, soit de connaître une bonne préparation, d'avoir du plaisir et de vivre une belle expérience. «Mais j'ai encore des moments où ma défaite vient encore un peu me déranger. C'est encore difficile à digérer.»

Malgré son revers en première ronde, Michaud a expliqué qu'il avait bien apprécié son expérience olympique et qu'il en avait profité. Il a indiqué qu'il aurait aimé faire mieux, mais que somme toute, il avait livré une bonne bataille à son adversaire. «C'était une bonne journée pour lui. Et il méritait sa victoire.»

En réflexion

Que réserve l'avenir aux trois porte-couleurs du club de Sainte-Foy? Karine a indiqué qu'elle ne le savait pas. Elle se reposera d'abord, puis laissera la poussière retomber, et prendra ensuite les journées une à la fois.

De son côté, Michaud a indiqué que les chances étaient faibles qu'il retourne aux JO. «Rio, c'est loin, j'ai beaucoup de poids à perdre et à cause des nouveaux règlements, je trouve que je n'ai pas la physiologie parfaite pour le sport. Je suis un bon athlète et je me débrouillerais quand même, mais c'est plus le fun quand c'est facile avec ta shape

Comme ses deux partenaires à Londres, Coulombe-Fortier profitera des prochaines semaines pour prendre un repos bien mérité. Mais pas question pour lui de mettre fin à sa carrière de compétiteur. Prendra-t-il part aux Jeux de 2016? «Je vais y aller année après année. Et avant de me dire qu'il va y avoir des JO dans quatre ans, je vais penser au championnat du monde de 2013.»

«Tout donner»

De son côté, Alain Bernier est débarqué à Québec avec la satisfaction du devoir accompli. «La phrase qui était mentionnée au départ par le Comité olympique canadien, c'était "Tout donner". On est fiers de ce que l'on a fait. Et nos performances ont quand même été bonnes.»

Questionné à savoir s'il tenterait maintenant de convaincre ses athlètes de ne pas abandonner la compétition, il a répondu par un non catégorique. «Ça serait la pire chose à faire. Les JO, c'est un cycle de quatre ans. Et s'entraîner comme ils le font, c'est très exigeant. Il faut donc que d'emblée, en-dedans d'eux autres, ils aient le goût de le faire.»

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