Ce n'est pas dans une épreuve, mais bien dans deux que l'athlète de Sainte-Justine, dans Les Etchemins, aimerait compétitionner à Rio de Janeiro. En plus de lancer le poids, elle pourrait aussi participer au lancer du disque, une discipline qu'elle pratique déjà à l'Université de l'Arizona, mais qu'elle songeait à abandonner au moment où elle terminerait ses études.
«Je sais qu'il me reste encore beaucoup de potentiel à développer au niveau du lancer du disque, une discipline pour laquelle je suis physiquement mieux disposée. Je ne suis qu'à cinq mètres des standards olympiques. Je crois donc que ça serait possible pour moi de les réaliser. Surtout qu'à compter de 2014, je pourrai m'entraîner à temps plein. J'ai comme objectif de travailler encore plus fort lors des prochaines années afin d'améliorer ma force, ma puissance et ma vitesse ce qui pourrait me permettre d'obtenir un top 12 lors des prochains Jeux.»
Julie a avoué que son plus beau souvenir des Jeux de Londres est le moment où elle est entrée dans le stade en compagnie des autres lanceuses, une entrée faite sous les applaudissements de la foule de 80 000 personnes. «Ce fut un feeling incroyable. Comme celui de me retrouver au milieu du stade afin de vivre ma passion devant tous ces gens-là qui étaient présents pour nous regarder lancer et nous acclamer.»
La jeune athlète a ajouté qu'elle n'était pas prête d'oublier l'atmosphère qui régnait au village olympique. Elle a expliqué qu'elle y avait vécu des moments mémorables, comme ses rencontres avec Michael Phelps et Kobe Bryant à la cafétéria et ses échanges avec d'autres athlètes canadiens qu'elle a appris à connaître.
«Les Jeux étaient aussi gros que je les avais imaginés. Et c'était vraiment gros. Au niveau de la nourriture, par exemple, la surface des aliments proposés était aussi grande que celle d'un Walmart.»
Priorité: la famille
Un peu plus de 36 heures se sont écoulées entre sa compétition de lancer du poids et le moment où elle a foulé le sol de Québec. Et comme elle l'avait déjà dit au Soleil avant le début des Jeux, c'est sans aucun regret qu'elle a renoncé à assister aux cérémonies de fermeture. «L'important pour moi, c'était de voir mes proches le plus tôt possible.»
C'est par une trentaine de personnes enthousiastes, des parents et des amis, que Julie a été accueillie à l'aéroport, hier. «J'ai été vraiment surprise de voir autant de gens. Je croyais qu'il n'allait y avoir que ma famille et ma grand-mère. Je ne pouvais pas avoir un meilleur accueil à mon retour de Londres.»
Avec sa famille pour une dizaine de jours, Julie a indiqué qu'elle profiterait de son séjour à la maison, son premier depuis les Fêtes, pour voir le plus de gens possible. Elle n'a pas caché qu'elle mettrait aussi de côté son régime alimentaire afin de gâter ses papilles avec les petits plats de sa mère. «Je vais me faire plaisir le plus possible, notamment avec les desserts de ma maman.»