Julie Labonté: par la voie rapide

Julie Labonté se dit redevable à ses parents... (Photothèque Le Soleil)

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Julie Labonté se dit redevable à ses parents pour tous les sacrifices faits pour lui permettre de se rendre jusqu'aux Jeux.

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

Pas moins de 12 athlètes de la grande région de Québec participeront aux Jeux olympiques qui prendront leur envol à Londres, le 27 juillet. Portraits. »

(Québec) Même si elle a été faite de travail, d'efforts et de sacrifices, la route des Jeux de Julie Labonté a quand même été assez courte. Non seulement a-t-elle accédé au grand rendez-vous olympique à son premier essai, mais de plus, il ne s'est écoulé environ que six ans entre le moment où elle a fait ses premières compétitions d'envergure et sa qualification pour les JO.

«Habituellement, c'est lorsque l'on est un peu plus vieille que l'on excelle au lancer du poids», explique l'athlète de 22 ans. «Mais en 2010, j'ai commencé à penser que j'avais peut-être des chances d'être sur l'équipe canadienne qui irait aux Jeux de Londres. Je croyais que c'était possible parce qu'à chaque compétition, je progressais vraiment bien.

«Je suis très heureuse d'avoir profité de ma première chance d'aller aux Jeux. Et quand je regarde autour de moi, je me considère très choyée d'avoir réalisé mon rêve aussi rapidement.»

Un exploit

Pour plusieurs personnes, la présence de Julie aux JO est un exploit à cause de son jeune âge. Peu de gens savent cependant que la détentrice du record national avec un jet de 18 m61 a écrit une page d'histoire en se qualifiant pour la grand-messe du sport amateur.

En méritant son billet pour Londres, elle est devenue la première lanceuse de poids canadienne depuis Georgette Reed en 1992 à prendre part aux JO, la sixième de l'histoire et seulement la deuxième Québécoise, après Lucette Moreau en 1976. De plus, jamais une Québécoise n'avait atteint les 16 m en compétition internationale.

Comme tous les athlètes, Julie rêve de médaille olympique. Elle est cependant consciente que ses meilleurs résultats sont encore loin de ceux des plus grandes lanceuses de poids au monde. «Je serais très satisfaite si je battais mon record personnel et que je me classais pour la finale, ce qui me permettrait de terminer la compétition avec un top 12.»

Le meilleur étant à venir dans le cas de la Beauceronne, c'est en 2016, à Rio de Janeiro, et en 2020, alors qu'elle aura atteint son plein potentiel d'athlète, qu'elle devrait réaliser ses meilleures performances.

C'est d'Hockenheim, en Allemagne, que Julie Labonté a assisté à l'ouverture des Jeux de Londres, vendredi. L'équipe canadienne d'athlétisme s'y est rendue en début de semaine, après avoir fait une brève escale dans la capitale anglaise afin d'y faire accréditer ses membres. Elle retournera en Angleterre demain.

«Le sentiment que je ressens est complètement différent de celui que je pensais avoir. Je croyais que je serais tellement excitée que j'aurais de la difficulté à dormir. Mais ce n'est pas le cas. En étant loin du village, on peut rester concentré sur ce que l'on a à faire et s'entraîner à tous les jours. Et ça me permet d'avoir vraiment confiance en ce que je fais. Je crois maintenant que l'énervement, c'est plus dans les moments précédant ma compétition que je vais le ressentir.»

Néanmoins, elle est un peu déçue de ne pas avoir pu assister à la cérémonie d'ouverture. «En 2008, je me souviens que j'étais dans le salon avec mes parents et que je regardais les cérémonies d'ouverture des Jeux de Pékin. Je me disais en moi-même: "On ne sait jamais, peut-être qu'un jour, c'est moi qui va être là pour représenter mon pays". Mais je me console en me disant que le sacrifice que je fais, c'est pour m'aider à mieux performer.»

Visite en coup de vent

Contrairement aux autres membres de l'équipe canadienne, Julie ne pourra pas décrocher complètement et profiter pleinement de sa présence à Londres une fois sa compétition terminée. Le surlendemain de la présentation des qualifications et de la finale du lancer du poids - qui auront lieu le 6 août -, elle quittera l'Angleterre afin de rejoindre les siens à Sainte-Justine.

«Je vais juste avoir une journée afin de voir les principales attractions et me dire que j'ai pu un peu visiter Londres. Je vais manquer la cérémonie de fermeture. Mais je me dis que je vais au moins avoir eu la chance de vivre les vibes du village olympique.»

Déçue de quitter Londres aussi rapidement et de rater le spectacle marquant la fin des Jeux d'été de 2012? L'athlète beauceronne répond par la négative. «J'ai passé les sept derniers mois en Arizona loin de ma famille. Et pour moi, avoir la chance de me retrouver une dizaine de jours avec mes parents et mes amis, ça vaut plus pour moi que de prendre part à la cérémonie de fermeture des Jeux.»

Lancer du poids: lundi 6 août

*****

Dix questions à... Julie Labonté

1- Qui est la personne qui t'inspire le plus?

Mes parents, à cause de leur soutien, de leurs encouragements et de tous les sacrifices qu'ils ont faits afin de m'aider à me rendre où je suis. Ce sont des modèles.

2- Genre de musique préféré?

Étant donné que je vis maintenant en Arizona, je suis rendue que j'aime le country américain. J'aime aussi le rap et le hip-hop.

3- Passe-temps préféré à l'extérieur du milieu sportif?

Passer du temps avec ma famille, mes amis et les gens que j'aime.

4- Film qui t'a marquée?

La série des films de Rocky à cause du message de détermination et les films qui traitent de football, comme En souvenir des Titans.

5- Cause sociale qui te tient à coeur?

Opération Enfant-Soleil.

6- Livre ou télé?

Un peu plus télé que livre, mais il n'y a pas une grande différence entre les deux.

7- Sport favori à part le tien?

Le volleyball

8- Endroit dans le monde qui te fait rêver?

La Polynésie française

9- Péché mignon ou plaisir coupable?

Les sucreries dans le temps des Fêtes.

10- Dans 20 ans, tu seras....?

Comme j'étudie en Family Studies and Human Development, je me vois travailler auprès des jeunes, qu'ils soient enfants ou adolescents, quelle que soit la clientèle. J'aimerais aussi pouvoir continuer à demeurer impliquée dans le monde du sport et je me verrais bien travailler à la télé pour en parler.

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