Persévérance payante pour le judoka Antoine Valois-Fortier

Les Jeux de Londres ont une saveur bien... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Les Jeux de Londres ont une saveur bien particulière pour le Beauportois Antoine Valois-Fortier. Victime d'une sévère blessure au dos, il y a trois ans, le judoka a dû faire preuve de persévérance afin de retrouver une bonne condition physique.

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

Pas moins de 12 athlètes de la grande région de Québec participeront aux Jeux olympiques qui prendront leur envol à Londres, le 27 juillet. Portraits. »

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(Québec) Les Jeux de Londres auront une saveur bien spéciale pour Antoine Valois-Fortier. Et ce n'est pas uniquement parce qu'ils marqueront ses débuts sur la scène olympique. Il y a trois ans, à cause d'une sévère blessure au dos, l'athlète originaire de Beauport a failli devoir renoncer au judo.

«J'avais deux hernies discales lombaires, a expliqué le Beauportois. J'ai dû arrêter de m'entraîner pendant un an à compter de mars 2009. Les médecins m'ont même dit que c'était probable que je ne sois plus capable de faire du judo et que je devrais peut-être commencer à penser à faire autre chose. Mais j'ai vraiment refusé ce diagnostic. J'ai toujours eu dans la tête que je referais un jour du judo, même si ce n'était pas à un niveau aussi élevé que celui dont je rêvais. Et je pense que ma persévérance a porté fruit.»

De la persévérance, Valois-Fortier a dû en démontrer beaucoup afin de ne pas se laisser aller au découragement. Il a avoué que l'année qu'il avait passée à faire de la réhabilitation à tous les jours et à rencontrer les spécialistes avait vraiment été très difficile pour son moral. «Après une belle progression, ma guérison a atteint un plateau. Et pendant trois ou quatre mois, je suis demeuré au même niveau. Disons que ça n'a pas été une période super le fun.»

À la suite d'une seconde injection de cortisone, Valois-Fortier a vu sa guérison s'accélérer de nouveau et il a enfin vu la lumière au bout du tunnel. Et c'est en mai 2010 qu'il a pu retourner sur le tatami.

«Quand j'ai repris l'entraînement, c'était le début des sélections olympiques. Mais je crois que je suis revenu avec un meilleur état d'esprit. Je m'écoutais davantage à l'entraînement et je m'occupais mieux de ma récupération. J'étais plus préventif et je faisais en sorte que ma blessure ne revienne pas. J'ai ainsi pu m'entraîner plus fort que jamais et il faut croire que ça a payé. Je crois cependant qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui mettaient de l'argent sur mes chances d'aller aux Jeux de Londres à la suite d'une aussi grosse blessure.»

Rien à perdre

Pour Valois-Fortier, prendre part aux Jeux olympiques est la concrétisation d'un rêve qu'il caresse depuis qu'il était enfant, alors qu'il s'entraînait au Dojo de Beauport où sont aussi passés les olympiens Patrick, Sophie et Catherine Roberge, des modèles pour lui, des athlètes de qui il a beaucoup appris et avec qui il a aimé travailler.

Lorsqu'il était à l'école primaire et qu'il parlait à ses amis de ses futures compétitions, ceux-ci lui répondaient à la blague qu'un jour, ils le regarderaient performer aux JO. «Et ça a fini par être vrai. J'ai dû travailler fort pour y arriver mais là, j'y suis. Je peux dire qu'il y a présentement une ambiance qui n'est pas comme d'habitude. Les Jeux olympiques ne sont pas une compétition comme les autres et je commence à comprendre pourquoi.»

Interrogé sur ses sentiments à l'aube de sa première participation aux JO, Valois-Fortier a indiqué qu'il ne ressentait aucune pression et qu'à quelque part, il n'aurait rien à perdre.

«Compte tenu de ce qui m'est arrivé, je suis extrêmement content et fier de représenter le Canada aux Jeux. Je suis d'avis que ma présence à Londres est une victoire en soi. Quand je dis que je n'ai rien à perdre, c'est parce qu'à 22 ans, je suis le plus jeune membre de l'équipe canadienne et l'un des plus jeunes participants aux Jeux en judo. Contrairement aux plus vieux, je n'aurai pas en arrière-pensée que j'en suis peut-être à mes derniers JO et que c'est ma dernière chance d'y réaliser une bonne performance.

«Quand je vais me présenter pour la première fois sur le tatami, tout ce que je vais faire, je vais le faire pour moi et moi seul. Je ne penserai pas aux résultats et je vais tout simplement faire de mon mieux. Mais en même temps, je ne m'en vais pas à Londres en touriste. J'ai vraiment un objectif de podium en tête. Je prends part aux JO avec l'intention de remporter l'or. Et c'est certain que je vais être déçu si je ne reviens pas à la maison avec une médaille.»

Combat : mardi 31 juillet

Dix questions à... Antoine Valois-Fortier

1. La personne qui vous inspire le plus?

Mon entraîneur Nicolas Gill

2. Genre de musique préféré? Artiste ou groupe favori?

Pop, Kanye West

3. Cause sociale qui vous tient à coeur?

Enfants ayant des troubles d'apprentissage ou des maladies dégénératives

4. Passe-temps préféré à l'extérieur du milieu sportif?

Manger

5. Film qui vous a marqué?

Batman

6. Livre ou télé?

Télé

7. Sport favori à part le vôtre?

Basketball

8. Endroit dans le monde qui vous fait rêver?

Abou Dhabi

9. Péché mignon ou plaisir coupable?

Gourmandise

10. Dans 20 ans vous serez...?

Je souhaite travailler dans une école comme prof d'éducation physique

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