Officiellement, c'est à Londres que François Coulombe-Fortier aura son baptême olympique. Dans les faits cependant, il n'en sera pas à sa première présence aux JO. En 2008, il avait pris part aux Jeux de Pékin dans le rôle de partenaire d'entraînement de Sébastien Michaud, son compère au Club de taekwondo de Sainte-Foy.
«Une expérience qui m'a permis de voir l'ampleur des Jeux», a expliqué l'athlète de 27 ans, qui compétitionne chez les poids lourds. «J'ai pu voir comment c'était gros, mais aussi comment la signification d'une participation au JO ne différait pas d'un athlète à l'autre, peu importe son origine ou le sport qu'il pratique. Être aux Jeux, c'est l'aboutissement d'un rêve.
«Même si j'ai vu ce qu'étaient les Jeux, je ne les ai pas vécus. Et en ce sens, tout sera nouveau pour moi à Londres. Le stade de taekwondo, par exemple. J'ai vu à Pékin un stade de 5000 personnes rempli à craquer où il n'y avait qu'un seul plateau et sur lequel étaient pointées toutes les caméras. Je connais donc l'envergure de l'évènement, mais comme je ne me suis pas battu, je ne sais pas comment je vais réagir une fois rendu sur le plateau. C'est pour cette raison que ça va être très important pour moi de vivre chacune de mes étapes de ces premiers Jeux. De la qualification jusqu'à la cérémonie de fermeture. Et je suis très fébrile.»
La grande famille
Coulombe-Fortier a indiqué que le plus grand avantage qu'il aurait à Londres, ce n'était pas d'avoir été à Pékin. C'est plutôt de s'y retrouver en compagnie de partenaires du club de Sainte-Foy ayant déjà vécu les Jeux, soit Karine Sergerie et Michaud, des athlètes avec qui il s'entraîne depuis longtemps et avec qui il a voyagé aux quatre coins du monde afin de compétitioner. «Des gens qui pourraient m'aider si jamais j'avais des préoccupations. Mais je pense que nous sommes bien préparés et que ça devrait bien aller.»
L'athlète de 1 m 91 (6' 2") pesant 90 kg, a expliqué que sa présence au sein de l'équipe canadienne n'aura vraiment rien de dépaysant. Tous les autres membres sans exception seront des représentants du Club de taekwondo de Sainte-Foy. À commencer par l'entraîneur Alain Bernier. S'ajouteront plusieurs personnes, dont le médecin d'équipe Mireille Belzile - la mère du fondeur Alex Harvey - et le physiothérapeute Yan Pelletier.
«Ce que je vais vivre au quotidien ne sera pas très différent de ce que je vis à Québec. J'ai vécu des compétitions dans des contextes beaucoup plus difficiles, alors que j'étais seul sur l'équipe nationale. Et c'est certain que c'est très rassurant.
«Et dans le fond, le véritable exploit, c'est ça. Que l'on soit toute la famille à Londres. Qu'il n'y ait personne de l'extérieur qui vienne nuire à notre chimie, à notre évènement. En termes de grandeur, cet exploit est cependant difficile à définir.»
Interrogé sur ses objectifs à Londres, Coulombe-Fortier, qui figure au deuxième rang du dernier classement mondial de sa catégorie (+ 80 kg), a expliqué qu'ils étaient clairs. «Je veux livrer une bonne performance, la meilleure que je suis capable de donner. Et si j'offre cette performance-là, je ne peux faire autrement que de viser une médaille d'or.
«Nous sommes 16 dans notre division. C'est certain que tous les participants auront le même objectif. Et je crois que c'est la personne qui va le plus vouloir remporter la médaille d'or qui va la gagner. Personnellement, je serai très satisfait si je reviens à la maison avec un podium.»
Compétition de Taekwondo +80 kg, samedi 11 août
Cinq questions pour François Coulombe-Fortier
1. Qui est la personne qui t'inspire le plus?
Principalement mon coach Alain Bernier
2. Genre de musique préférée?
Rock-Rap. J'aime Bran Van 3000, Rage et Ice Cube
3. Sport favori à part le tien?
Le golf
4. Cause sociale qui te tiens à coeur?
Cancer de la prostate (Movember)
5. Dans 20 ans, tu seras...
Entraîneur ou restaurateur