L'examen de rêve de Valérie Welsh

Originaire de Saint-Nicolas et à ses tous premiers... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Originaire de Saint-Nicolas et à ses tous premiers Jeux olympiques, Valérie Welsh a confiance que l'équipe canadienne de nage synchronisée saura se distinguer à Londres.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

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Nos athlètes aux Jeux de Londres

Pas moins de 12 athlètes de la grande région de Québec participeront aux Jeux olympiques qui prendront leur envol à Londres, le 27 juillet. Portraits. »

(Québec) À ses premiers Jeux olympiques, Valérie Welsh ne sait pas trop comment elle réagira alors qu'elle s'apprête à vivre, bien éveillée, son plus grand rêve. «C'est comme un gros examen», illustre en rigolant l'étudiante en médecine vétérinaire.

«C'est un mélange d'émotions. D'excitation, de stress, bien sûr, mais aussi de confiance parce qu'on vient de créer des programmes vraiment exceptionnels, du jamais-vu. Et on a vraiment, vraiment hâte d'aller montrer ça.»

Et pour cause. Au moment d'entrer dans l'action aux JO le 9 août pour la compétition par équipe, Welsh et ses coéquipières auront su garder le mystère quasi intact sur leurs routines de groupe inspirées par les univers du soccer (programme technique) et du cirque (libre). En effet, bien peu de spectateurs peuvent se vanter d'avoir pu assister au résultat du travail acharné des nageuses. Seulement un spectacle devant un public restreint a eu lieu à la mi-juin, au Stade olympique de Montréal, histoire de tester les routines comme en compétitions, maillots et maquillages inclus.

Confiance totale

Malgré l'excitation qui grandit, Welsh reste calme et se concentre sur la tâche à accomplir. Elle suit avec ses coéquipières le plan de match de l'équipe canadienne. Car autant dans l'eau qu'en dehors, tout a été synchronisé pour que les filles soient à leur meilleur ces jours-ci à Londres. «On suit nos entraîneures les yeux fermés», assure l'athlète, pour illustrer que la préparation est parfaitement à point. Ou presque...

«Présentement, on est vraiment au niveau de perfectionner, de polir. La synchro, ce n'est jamais parfait», racontait justement la jeune femme au début juin, avant son départ du pays pour le sprint final avant les Jeux. Un effort qui se poursuit sans relâche encore aujourd'hui, en Angleterre. «Deux heures avant la routine finale, il va y avoir encore des choses à corriger...»

Car après des mois et un nombre incalculable d'heures à l'entraînement, Valérie Welsh comprend - et accepte - que la performance de l'équipe canadienne ne sera pas parfaite. «Ça, on le sait!» Les filles souhaitent seulement que les imperfections passeront inaperçues aux yeux du grand public... et des juges!

Un pilier

Pour ses débuts aux Jeux olympiques, la nageuse de 24 ans originaire de Saint-Nicolas est un pilier important de l'équipe canadienne. En compagnie d'Élise Marcotte et de Marie-Pier Boudreau-Gagnon, elle agit à titre de capitaine de la formation. «Je me charge beaucoup de l'équipe lorsqu'elles [Marcotte et Boudreau-Gagnon] pratiquent leur duo.»

Une tâche habituelle durant les compétitions internationales, mais qui s'ajoutera au fait de devoir s'adapter à l'effervescence décuplée des Olympiques. Dans ce tourbillon, croit-elle être en mesure de réaliser ce qu'elle vit enfin? «Je ne le sais pas», admet lucidement la nageuse.

«C'est sûr qu'on va vivre dans le village, donc on va côtoyer les autres athlètes. Je l'avais vécu aux Jeux panaméricains - l'or par équipe en 2011 -, et j'avais trouvé ça vraiment le fun de voir les autres compétitions. Tu vois les autres qui arrivent avec leur médaille, c'est vraiment intense.

«C'est sûr que nous, on est souvent à la piscine, on bouge beaucoup. Peut-être après la compétition... peut-être que [c'est là que] je vais le réaliser plus. C'est souvent ça qui arrive. On est tellement dans notre bulle quand ça se passe.»

5 questions à Valérie Welsh

1. Qui est la personne qui vous inspire le plus?

En sport j'ai beaucoup été inspirée par des nageuses comme Line Beaumont, Sylvie Fréchette et Sara-Ève Pelletier. Dans la vie de tous les jours, mon père m'a toujours beaucoup inspiré. Il réussit à concilier une brillante carrière et une vie de famille. En plus de tout ça, il a toujours du temps pour aider les autres.

2. Genre de musique préférée?

J'ai un faible pour le country, mais j'ai des goûts de musique très variés. J'adore le groupe de musique Hedley.

3. Film qui vous a marqué?

Astérix et Obélix, mission Cléopâtre. Je connais toutes les répliques par coeur, ce film me fait vraiment rire et déconnecter!

4. Cause sociale qui vous tient à coeur? Adaptavie. C'est un camp d'été sportif pour les jeunes ayant une déficience intellectuelle ou physique. J'ai travaillé pour Adaptavie pendant trois étés et j'y ai fait des rencontres très inspirantes. Ces jeunes sont vraiment des exemples de persévérance et de joie de vivre.

5. Dans 20 ans vous serez....?

Vétérinaire et propriétaire de ma clinique avec une belle vie de famille et sûrement entraîneure à temps partiel dans un club de synchro (ne soyez pas inquiet, je trouverai le temps de dormir).

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