Catherine, figure spirituelle inspirante

Une statue représentant Catherine de Saint-Augustin se dresse... (Photo Daniel Abel, photographe et propriété des Augustines)

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Une statue représentant Catherine de Saint-Augustin se dresse à côté de l'église du monastère des Augustines.

Photo Daniel Abel, photographe et propriété des Augustines

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Raphaëlle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Surnommée «celle qui rend l'intérieur plus beau» par les Amérindiens, Catherine de Saint-Augustin est la figure spirituelle du grand projet qu'est Le Monastère des Augustines.

Cofondatrice de l'Église catholique du Canada, la religieuse a été déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II en 1984, pour être ensuite béatifiée en 1989. «Même si elle n'est pas encore sainte, on reconnaît la sainteté de sa vie», indique soeur Carmelle Bisson, directrice du Centre Catherine de Saint-Augustin. Le dossier de la bienheureuse est d'ailleurs en voie d'étude en vue de sa canonisation, ajoute soeur Carmelle.

Née en 1632 en Normandie, en France, la jeune Catherine - née de Longpré - entre chez les Hospitalières de la Miséricorde de Jésus dès l'âge de 12 ans et demi. À l'aube de ses 16 ans, elle décide de se rendre «en Canada» afin de soigner les malades et accomplir «la volonté de Dieu», mission dont elle se sent profondément investie. Elle sera alors la 10e soeur hospitalière à débarquer à Québec, en 1648. Aujourd'hui, ces soeurs hospitalières portent le nom d'Augustines de la Miséricorde de Jésus.

Soeur Catherine vivra sur le site de l'actuel monastère des Augustines de L'Hôtel-Dieu de Québec jusqu'à sa mort en 1668, à l'âge de 36 ans. Les conditions de vie difficiles en Nouvelle-France auront alors raison de sa santé fragile.

«Après sa mort, les gens s'adressaient beaucoup à Catherine pour des faveurs, afin qu'elle intercède pour eux auprès de Dieu», explique soeur Carmelle, qui précise que ces demandes étaient diverses, mais souvent liées à la santé. Celle qui a consacré sa vie à soigner les malades avait le don «d'aider les gens à se libérer des forces maléfiques», ce qui lui a valu des Amérindiens le surnom de «celle qui rend l'intérieur plus beau», mentionne la religieuse. Particulièrement au cours des 10 dernières années de sa vie, elle a connu une «grande mission de libération des âmes», une intense vie mystique.

«Catherine avait des visions intérieures des grands mystères de la vie chrétienne, de la foi [...] Elle écrivait tout, et c'est grâce à ses écrits que sa sainteté est reconnue», indique soeur Carmelle.

Un culte public

L'intérêt manifesté envers Catherine de Saint-Augustin pour demander des faveurs dépasse beaucoup le Canada : «des demandes de reliques [de la religieuse] proviennent de gens des Philippines, de l'Inde, de l'Indonésie, des États-Unis, de l'Amérique latine...» énumère soeur Carmelle.

Bien que les Augustines aient obtenu la permission d'exhumer le corps de Catherine de Saint-Augustin dès 1689, ce n'est qu'à partir du moment où la soeur est devenue vénérable, en 1984, qu'un culte public en son honneur est devenu possible. Un centre a alors été dédié à sa mémoire dans l'ancienne partie du Monastère des Augustines jusqu'en 2013. Les travaux de réhabilitation du monastère ont amené ce centre à être réaménagé du côté de l'église.

Lieu de vénération

«Le Centre Catherine de Saint-Augustin n'est pas un musée. C'est plutôt un lieu de recueillement et de vénération des reliques de Catherine, une figure parlante qui peut inspirer nos contemporains», signale la directrice du centre, soeur Carmelle Bisson.

En cours d'aménagement, le nouveau centre devrait être accessible au cours du mois de juillet, précise soeur Carmelle. L'église du Monastère des Augustines de la Miséricorde de Jésus de L'Hôtel-Dieu de Québec fait désormais partie du centre et en est le point culminant. C'est là que l'on trouve la châsse - ou reliquaire - qui contient des ossements (visibles) de Catherine de Saint-Augustin. Cette châsse ornée de feuilles d'or, réalisée en 1717 par Noël Levasseur, repose sur un coffret contenant le reste de l'ossature de la bienheureuse.

Près du reliquaire se dresse un autel également dédié à Catherine, où trône une statue de la religieuse avec des Amérindiens. Tout près se trouve aussi le reliquaire de Jean de Brébeuf, mort martyr en 1649, qui contient la moitié de son crâne. Le jésuite a été désigné «protecteur céleste» de Catherine de Saint-Augustin dans les 10 dernières années de la vie de cette dernière.

Le centre occupe également d'autres espaces adjacents à l'église. Des reliques de la bienheureuse - statue, peintures, vitraux, parchemins, recueil de confidences et de demandes de faveurs - jalonnent le parcours. La visite peut se faire avec ou sans guide, et une partie a été adaptée spécialement pour les enfants.

Les visiteurs peuvent accéder au centre par le grand hall du Monastère des Augustines - qui compte une entrée sur la rue Charlevoix et une autre sur la rue des Remparts - ou encore directement par l'église, lorsque les portes de celle-ci sont ouvertes en été. Pour info : info@centrecatherine.ca

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