Marché de l'essence: pas d'enquête pour Québec

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En 2009, pour la première fois depuis 2002, l'essence s'est vendue en moyenne moins chère à Québec (0,5 ¢ le litre) qu'à Montréal.

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L'essence sous la loupe

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L'essence sous la loupe

Des prix fixes. Une concurrence absente. Des parts de marché stables. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le marché de l'essence à Québec semble «facile à contrôler». La région serait-elle sous l'emprise d'un cartel? Le Soleil a enquêté. »

(Québec) Malgré des écarts de prix importants observés à la pompe, la Régie de l'énergie n'enquêtera pas sur le marché de l'essence de Québec.

Dans un document de 55 pages rendu public vendredi (mais daté du 14 décembre 2009), le président de la Régie de l'énergie, Jean-Paul Théorêt, soutient qu'il n'existe pratiquement plus d'écart de prix entre ceux affichés à Montréal et à Québec. «La Régie est donc d'avis qu'il n'y a pas lieu de procéder à une enquête», écrit-il.

Cette conclusion de la Régie contredit les propos de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau.

En septembre dernier, à la suite d'une enquête menée par Le Soleil, la ministre avait alors demandé à la Régie de lui fournir un avis pour expliquer les importantes fluctuations et les écarts de prix entre Montréal et Québec.

Les données compilées par la Régie démontrent pourtant que les prix de l'essence ont été plus bas à Montréal qu'à Québec entre 2002 et 2008. Et ce, malgré une taxe spéciale supplémentaire de 1,5 ¢ (taxe destinée à l'Agence métropolitaine de transport) imposée sur chaque litre d'essence vendu dans la métropole

En 2009, pour la première fois depuis 2002, l'essence s'est vendue en moyenne moins chère à Québec (0,5 ¢ le litre) qu'à Montréal. Les automobilistes de la capitale ont ainsi payé en moyenne 97,3 ¢ leur litre d'essence d'ordinaire comparativement à 98,2 ¢ à l'autre bout de l'autoroute 20.

Moins de compétition  

Dans son analyse, la Régie avance que comme la demande d'essence est cinq fois moins importante dans la capitale que dans la métropole, cette situation entraîne une marge de commercialisation plus basse à Montréal. Or, la Régie passe sous silence que malgré un nombre plus important de postes à essence par 10 000 habitants à Québec (quatre comparativement à 2,5 à Montréal), la marge moyenne de profits des détaillants a été plus élevée à Québec (6,1 ¢ du litre) qu'à Montréal (5,5 ¢ du litre).

Depuis plusieurs années, ces écarts (marge de profits des détaillants) ont d'ailleurs été plus importants à Québec qu'à Montréal.

Sans commenter directement les conclusions de l'analyse de la Régie, la ministre Normandeau a soutenu vendredi par voie de communiqué qu'il était «légitime de vouloir comprendre les origines des variations et des écarts de prix» observés depuis quelques années entre les marchés de Québec et de Montréal.

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