«On vit avec un problème de terrains vacants. Pour autoriser des essenceries, je pense qu'il faut plus s'attarder à une vision globale qu'à un endroit en particulier», a indiqué le vice-président du comité exécutif, François Picard.
Le conseiller de Lebourgneuf a fait cette déclaration mardi au conseil municipal à la suite d'une question sur les démarches infructueuses du géant Costco pour ouvrir une station-service dans ce secteur. Le géant du commerce de détail en avait formulé la demande à l'arrondissement des Rivières à la fin 2008, mais a essuyé un refus en raison de la refonte des règles d'urbanisme, a précisé mardi soir M. Picard.
«On n'était pas contre la venue d'une essencerie, mais pas dans le cadre de l'harmonisation des règlements.» L'élu juge qu'un tel changement au zonage aurait été trop important et aurait empêché les citoyens de se prononcer. «Nous ne pouvions pas faire passer ça alors que ce sujet mérite une consultation publique particulière.»
Maintenant que le nouveau règlement d'urbanisme est en vigueur depuis le 10 août, «on est prêts à le regarder», a poursuivi M. Picard. Costco devra donc formuler une nouvelle demande, tout comme Canadian Tire qui était intéressée à ouvrir également une station-service dans le secteur.
Rappelons que la pétrolière EKO avait écrit aux élus du secteur pour s'opposer à l'ouverture d'une telle station-service dans Lebourgneuf. Selon des observateurs, la venue de Costco parmi les pétrolières implantées à Québec y permettrait l'instauration d'une meilleure compétition pour le prix de l'essence à la pompe.
Le conseiller de Lebourgneuf souligne toutefois que les règles pour permettre l'ouverture de ces commerces ont été passablement resserrées, d'où le besoin de faire un inventaire. «Il est de moins en moins possible d'installer de nouvelles essenceries», explique M. Picard.
Au cours des dernières années, plus d'une quarantaine de stations-services ont été fermées dans la ville. Quelques-uns de ces lieux contaminés ont pu être recyclés, comme au coin des rues Myrand et René-Lévesque ainsi que Cartier et chemin Sainte-Foy, pour faire place à des développements résidentiels, mais plusieurs restent abandonnés. Et risquent bien de le demeurer longtemps devant les coûts élevés pour les décontaminer.
C'est en effet seulement depuis 2003 que les détaillants sont tenus de décontaminer leur terrain lors de la fermeture d'une essencerie.