De la place pour un TGV et un tramway à Québec

Le ministre des Transports, Pierre Moreau, et le... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le ministre des Transports, Pierre Moreau, et le maire de Québec, Régis Labeaume, affichaient une mine réjouie, mercredi, au dévoilement du Plan de mobilité durable de la Ville de Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

Dossiers >

Le tramway Labeaume
Le tramway Labeaume

L'arrivée du tramway transformera profondément la capitale, anticipe le maire Régis Labeaume. Présenté le 10 juin 2010, le projet qui coûterait 1,5 milliard$ favoriserait les écoquartiers et la densification de la ville. Le maire espère que Québec pourra prendre le tramway en 2020, à temps pour de futurs Jeux olympiques. »

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Le gouvernement du Québec s'estime capable d'investir à la fois dans un tramway et dans un train à grande vitesse (TGV) pour améliorer le transport en commun dans la région de Québec.

Le ministre des Transports, Pierre Moreau, a refusé d'opposer les deux moyens de transport, mercredi, lors de la conférence de presse suivant le dévoilement du Plan de mobilité durable de la Ville de Québec. Un plan qu'il a qualifié d'«ambitieux», mais s'arrimant aux priorités de son gouvernement, lequel cherche à électrifier les transports collectifs et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

S'il a confirmé qu'il investissait entre 3,5 et 5 millions $ dans l'étude de faisabilité du tramway, le ministre s'est dit tout aussi disposé à financer un TGV entre Québec et Windsor (Ontario) et même à intégrer un réseau qui joindrait les grandes villes des États-Unis. «Je pense très sincèrement que l'avenir est là», a-t-il déclaré mercredi.

De la même façon, M. Moreau a fait bien attention de ne pas attiser la rivalité entre la capitale et la métropole, qui cherche elle aussi des moyens de diminuer la congestion sur son réseau routier vieillissant.

«Si Québec peut aller de l'avant avec un projet semblable, c'est non seulement bon pour Québec, c'est bon pour l'ensemble du Québec. Et s'il y a un projet aussi porteur à Montréal, on sera heureux d'être là comme partenaire», a précisé le politicien montréalais.  

Il faut dire que l'heure des choix n'a pas encore sonné pour le gouvernement de Jean Charest. N'ayant «pas l'habitude de faire de la futurologie», le ministre Moreau a bien fait comprendre qu'il ne s'engagerait pas à construire un tramway à Québec avant d'avoir vu les conclusions de l'étude de faisabilité, qui s'échelonnera sur un peu plus de deux ans. Il a même refusé de commenter l'échéancier et la facture avancés par le maire de Québec car ceux-ci doivent encore être confirmés.

Régis Labeaume estime qu'il en coûtera 1,5 milliard $ pour doter la capitale d'un tramway couvrant 28,6 kilomètres et croit que le premier convoi pourrait se mettre en branle entre 2022 et 2027, soit d'ici 10 à 15 ans.

Solution sur mesure

L'étude de faisabilité - il n'est plus question de préfaisabilité - viendra préciser le projet dans ses aspects techniques, financiers et budgétaires. Il faudra notamment choisir la technologie la mieux adaptée, établir le parcours rue par rue et même dire de quel côté de la rue le tramway va circuler, calculer l'achalandage potentiel, faire l'inventaire des coûts et déterminer le «séquençage», c'est-à-dire identifier les tronçons à réaliser en premier. Au final, une solution sur mesure sera proposée.

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) lancera dans les prochaines semaines un appel d'offres pour trouver la firme privée qui réalisera l'important contrat.

Conscient de la grosseur de la bouchée qu'il demande au provincial d'avaler, le maire Labeaume s'est montré étapiste lui aussi. «Là, on finance les 27 premiers mois. Le ministère [des Transports] devient partenaire. Pour le reste, on va les prendre une par une», a-t-il dit.

Le premier magistrat n'a pas manqué d'inviter à nouveau le gouvernement fédéral à faire sa part. Le ministre Sam Hamad, responsable de la région de Québec, lui a prêté main-forte en interpellant directement les députés du Nouveau Parti démocratique présents dans la salle de réception de l'hôtel de ville.

Appui du NPD

Annick Papillon, députée de Québec, a répondu favorablement à cet appel : «On pousse justement le gouvernement fédéral pour qu'il se dote d'une stratégie nationale de transport en commun. On est le seul pays, le Canada, à ne pas avoir ce genre de politique là.»

Le groupe Accès Transports Viables a pour sa part plaidé pour une amélioration immédiate de l'offre de transport en commun et la mise en place de conditions favorisant les transports actifs, comme la marche et le vélo.

«Maintenant qu'on lance le plan, ce n'est pas une priorité à temps partiel. Il faut en parler pour convaincre les gens d'embarquer dans le projet, non seulement du tramway mais aussi de la mobilité durable en général», a fait remarquer sa présidente, Catherine Boisclair.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer