Bientôt un signal pour le tramway de Québec

Régis Labeaume attend de savoir si le gouvernement... (Illustration fournie par Graph Synergie, Ville de Québec)

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Régis Labeaume attend de savoir si le gouvernement participera à l'étude de préfaisabilité du tramway avant de dévoiler le plan de mobilité durable de la Ville.

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Le tramway Labeaume
Le tramway Labeaume

L'arrivée du tramway transformera profondément la capitale, anticipe le maire Régis Labeaume. Présenté le 10 juin 2010, le projet qui coûterait 1,5 milliard$ favoriserait les écoquartiers et la densification de la ville. Le maire espère que Québec pourra prendre le tramway en 2020, à temps pour de futurs Jeux olympiques. »

(Québec) Le gouvernement du Québec décidera «dans les prochains jours» s'il participe à l'étude de préfaisabilité sur le tramway comme le réclame la Ville de Québec. Du coup, il donnera une indication de sa capacité à financer les grands projets de transport en commun en gestation dans la province.

Le nouveau titulaire des Transports, Pierre Moreau, a précisé jeudi qu'il discutait avec la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, en vue de l'adoption du plan quinquennal d'immobilisations (PQI) de son ministère.

«On devrait être capable de vous rendre une décision très, très rapidement là-dessus, dans les prochains jours. Je ne pense même pas qu'on puisse parler de semaines», a-t-il insisté.

Son prédécesseur, Sam Hamad, avait inscrit l'étude de préfaisabilité au PQI. Il n'a toutefois pas eu le temps d'attacher toutes les ficelles avant de passer au Développement économique, au début de septembre.

Régis Labeaume répète depuis plusieurs mois qu'il attend après le gouvernement du Québec pour dévoiler son plan de mobilité durable, dont on sait qu'il mise sur le tramway pour faciliter les déplacements et stimuler le développement économique dans la capitale. Le maire de Québec estime que la présence du provincial dès les premières étapes du projet favorisera son avancement.

En 2008, le Réseau de transport de la Capitale (RTC), alors seul porteur du dossier de tramway, évaluait le coût de l'étude de préfaisabilité à 8 millions $. Avant le premier départ d'un tramway en basse ville de Québec, où serpente le tracé privilégié par l'administration Labeaume, il faudra toutefois investir autour de 1,5 milliard $ pour la construction du réseau et l'achat de matériel roulant. La capitale se donne un horizon de 10 à 15 ans pour y parvenir.

Pierre Moreau ne veut pas dévoiler ses couleurs. «Je vous dis qu'on est en train d'examiner la situation. Si je vous disais qu'on est d'accord avec le principe, je vous dirais qu'on a rendu une décision, ce qui n'est pas le cas», a-t-il précisé.

Québec... et les autres

Québec n'est pas la seule ville à plaider pour la modernisation de son offre de transport en commun. Tramway à Montréal, prolongement du métro à Laval, autobus en site propre à Lévis et en Outaouais... À l'échelle de la province, il y en a pour environ 30 milliards $, calcule Jean-Jacques Beldié, président de la Société de transport de Laval et de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ).

«On est en train d'étudier l'ensemble des demandes qui nous sont faites. Et il va falloir tenir compte du coût de ces infrastructures-là», a prévenu hier le ministre des Transports.

Le président de l'ATUQ est conscient que la facture des investissements à venir est colossale. L'organisme, qui réunit neuf sociétés de transport en commun, entend d'ailleurs proposer au gouvernement des moyens de financer les infrastructures projetées. «Je pense que les automobilistes doivent être mis à contribution davantage. Ils ne m'aimeront pas, mais c'est ça», lance M. Beldié.

L'idée d'une taxe supplémentaire sur l'essence a déjà été avancée. D'autres avenues sont étudiées, comme l'imposition de péages, de taxes spéciales sur les automobiles neuves ou de contributions ciblées des entreprises.

Toutes choses qui pourraient se retrouver dans la prochaine politique québécoise sur le transport collectif. La première version arrive à échéance à la fin de l'année. Pour permettre la tenue d'une consultation, Pierre Moreau a confirmé hier qu'il reconduisait pour un an le financement (130 millions $) du Fonds vert favorisant le développement et l'utilisation du transport collectif des personnes ainsi que des modes alternatifs de transport.

Ce programme devait servir à bonifier l'offre de service de 16 % et l'achalandage de 8 %. Les deux cibles sont en voie d'être atteintes.

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