Les détails et les coûts de l'étude seront connus en début d'année prochaine, en même temps que l'ensemble du projet de mobilité durable de l'administration municipale, a indiqué mercredi le maire de Québec, lors de l'étude du programme triennal d'immobilisations.
Le conseiller Yvon Bussières a tenté de savoir si le tracé du Métrobus, sur le boulevard René-Lévesque, serait examiné au même titre que celui du boulevard Charest.
«Non, il n'y en aura pas en haute ville à court terme, on l'a déjà dit», a répondu M. Labeaume avant même que le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Raymond Dion, n'ait le temps d'ouvrir la bouche.
«Moi, je pensais que c'était le RTC qui pensait transports dans notre ville et qui avait le leadership», a laissé tomber M. Bussières. Selon lui, plusieurs citoyens se questionnent sur le meilleur tracé pour le tramway.
«C'est parce qu'il y a un maire dans une ville, c'est bête, pis je suis président du comité de mobilité durable», a répliqué M. Labeaume au conseiller de l'opposition.
Lors des consultations sur le Plan de mobilité durable, plusieurs voix se sont fait entendre en faveur de l'axe Université Laval-colline parlementaire, puisque la population y est concentrée. Deux experts de l'Université Laval ont recommandé que les avantages et les inconvénients de différents tracés soient étudiés.
Régis Labeaume, lui, croit plus que jamais qu'il faut se servir d'un tel équipement pour stimuler le développement commercial et résidentiel dans le bas de la ville.
Le président du RTC a pour sa part rappelé que la dernière étude sur le tramway remontait à 2003 et portait exclusivement sur le corridor de René-Lévesque. Une mise à jour s'impose, selon lui.
«Ce n'est absolument plus pertinent dans la perspective de la mobilité [durable]», de dire Raymond Dion.