New York confirme les choix de Régis Labeaume

Le conseiller François Picard, le chargé des grands... (Collaboration spéciale François Bourque)

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Le conseiller François Picard, le chargé des grands projets économiques de la Ville Charles Marceau et le maire Labeaume sur la promenade High Line, aménagée sur une ancienne voie ferrée aérienne du centre-ville de New York. Une spectaculaire densification et une hausse des valeurs mobilières riveraines ont rapidement suivi.

Collaboration spéciale François Bourque

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Le tramway Labeaume
Le tramway Labeaume

L'arrivée du tramway transformera profondément la capitale, anticipe le maire Régis Labeaume. Présenté le 10 juin 2010, le projet qui coûterait 1,5 milliard$ favoriserait les écoquartiers et la densification de la ville. Le maire espère que Québec pourra prendre le tramway en 2020, à temps pour de futurs Jeux olympiques. »

François Bourque, envoyé spécial
Le Soleil

(New York) Le maire Labeaume repart de New York conforté dans sa décision de faire passer un futur tramway par le boulevard Charest et de s'en servir pour développer la ville.

De passage lundi après-midi aux services de planification et de transport de la Ville de New York, le maire Labeaume dit y avoir eu la «confirmation» que Québec a fait le bon choix.

Il sait que tous ne seront pas d'accord et que plusieurs pensent qu'il vaudrait mieux que le tramway passe en Haute-Ville sur René-Lévesque. «Mon hit, mon kick dans cette affaire-là, c'est qu'ils m'ont confirmé que sur la ligne de métro, ça se construit. Rien que ça, ça valait ma rencontre. C'est sécurisant [...] ça fait du bien», dit-il.

Québec n'attendra pas le tramway pour commencer. Le maire souhaite commencer tout de suite à dézoner le secteur du boulevard Charest pour y permettre la densification.

Sauf que le débat sur le choix du tracé n'est pas fini. Le maire s'attend à ce que le projet de tramway doive passer par des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), ce qui risque de prendre en partant trois ou quatre ans.

Petite ville, petits problèmes; grande ville, grands problèmes. Englué dans le trafic depuis le début de son séjour à New York, le maire Labeaume est à même d'en témoigner.

Sa surprise fut de découvrir que malgré les différences de taille, «tout le monde est pareil partout».

«Une ville comme New York, les gens ont la même réaction que les gens de Québec.» Méfiants et réticents lorsqu'il s'agit de toucher aux habitudes des automobilistes.

New York piéton

Même dans une grande ville comme New York où le transport en commun est très développé, il faut faire attention de ne pas donner l'impression que la ville est contre l'auto, ont constaté les responsables de la circulation.

Ceux d'entre vous qui sont passés par Times Square depuis l'an dernier ont constaté que Broadway y est maintenant réservée aux piétons.

La chaussée de Broadway est occupée par des tables et du mobilier urbain. Un ajout spectaculaire à la qualité de vie et à la sécurité.

L'initiative du maire Bloomberg fut cependant perçue au départ comme une offensive contre l'auto.

Dans les faits, la circulation s'est améliorée à Times Square même s'il y a plusieurs voies de moins pour l'auto. En éliminant une artère, il est devenu possible d'allonger le cycle de lumière verte sur la 7e Avenue, ce qui donne une meilleure fluidité d'ensemble.

Lorsque l'idée avait été lancée pour la première fois il y a une quinzaine d'années, le grand magasin Macy's s'y était opposé, craignant que ses clients ne puissent plus être déposés à la porte du côté de Times Square.

Macy's a fini par se laisser convaincre et a appuyé le projet. Le maire Labeaume a pris en note le cheminement du grand magasin. Il ne faudrait pas s'étonner qu'il serve d'exemple aux commerçants de la Haute-Ville.

«Ne plus rien dire»

Pour éviter que la congestion s'aggrave, New York poursuit à prix d'or (7 milliards $US par mille) l'extension de son réseau de métro.

Elle limite l'accès en auto dans certains quartiers du centre, planifie aussi l'extension des voies réservées pour autobus et commence à réfléchir à un tramway.

Des idées que Québec a déjà vues ailleurs, dit le maire en parlant des voies réservées.

On ne lui tirera rien de plus sur le sujet. «Le maire a intérêt à ne plus rien dire là-dessus, dit-il. Je suis tanné.»

Les voies réservées pour autobus, que ce soit de façon temporaire sur Robert-Bourassa ou permanente sur René-Lévesque, font l'objet de sévères attaques à la radio.

Le lobby des commerçants de René-Lévesque s'oppose aussi aux voies réservées, inquiets des conséquences de la perte de cases de stationnement sur rue. Pas question de voies réservées sur René-Lévesque tant qu'il n'y aura pas de nouveaux stationnements souterrains pour les clients de ces commerces, prévient le maire.

Cela dit, M. Labeaume entend les commerçants qui déplorent le manque de stationnement, mais serait curieux de savoir qui utilise vraiment les cases de stationnement dans la rue : des clients ou des employés et des propriétaires des commerces?

Le maire pense notamment à la rue Maguire, où il compte faire faire une recherche.

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