Randy Moss: «C'est un rêve que je vis»

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Âgé de 35 ans, le receveur Randy Moss participera dimanche à son deuxième Super Bowl en carrière.

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(La Nouvelle-Orléans) Le vétéran Randy Moss participera dimanche au Super Bowl pour la deuxième fois de sa carrière. Une occasion inespérée de remporter le trophée Lombardi remis aux champions de la Ligue nationale s'offrira ainsi au controversé ailier espacé qui aura bientôt 36 ans. Une opportunité à laquelle ne rêvait même pas Moss quand il a signé une entente d'un an avec les 49ers de San Francisco le 12 mars 2012 après avoir passé la saison précédente sur la touche.

«C'est un rêve que je vis ici aujourd'hui», a raconté mardi matin le célèbre 84 aux nombreux représentants des médias qui entouraient son podium au Superdome de La Nouvelle-Orléans lors de la traditionnelle journée des médias. Moss avait le goût de jaser, mardi, et il a répondu à toutes les questions, peu importe qu'elles portent sur sa vie professionnelle ou personnelle...

«En juin ou juillet, je vous aurais dit que je me croisais les doigts pour que notre équipe participe au Super Bowl, mais je n'aurais pas pu aller plus loin. Après une année sans jouer et plusieurs mois passés à m'entraîner cinq jours par semaine, je suis bien heureux de me retrouver ici. Et tant qu'à y être, aussi bien en profiter pour rapporter le trophée à San Francisco...»

Même s'il ne se gêne pas pour partager son bagage d'expérience avec les plus jeunes joueurs des 49ers, Moss refuse de se considérer parmi les leaders de l'équipe. «Je n'ai jamais essayé de remplir ce rôle. J'aime donner l'exemple en effectuant des jeux importants sur le terrain, mais je n'ai jamais été le genre de gars qui parle beaucoup dans le vestiaire. Et puis, les leaders ne manquent pas au sein de notre équipe avec des gars comme Joe Staley, Justin Smith, Patrick Willis et bien d'autres...»

L'athlète de 6'4'' et 210 livres n'a pas tardé à réaliser qu'il n'était pas encore mûr pour la retraite en 2011. «Ça m'a déprimé quand j'ai réalisé que je n'étais pas prêt à accrocher mes crampons, que ce soit physiquement ou mentalement. Mais il fallait que je prenne du temps pour régler des problèmes d'ordre familial avec mes enfants afin que l'on se retrouve tous sur la même page...»

Évidemment, Moss ne regrette pas d'être revenu au jeu avec les champions de la Conférence nationale. «J'ai pris la bonne décision. J'ai été en santé pendant toute la saison et je suis toujours habité par un immense esprit de compétition. Je joue au football depuis l'âge de six ans et c'est quelque chose que j'ai fait toute ma vie. Je gagne ma vie en jouant au football et ma famille dépense l'argent des chèques que je rapporte à la maison.»

Souper familial

Moss a décidé de revenir au jeu lors d'un souper en compagnie de sa mère et d'une de ses filles âgée de 18 ans. «Quand j'ai demandé à ma fille ce qu'elle pensait de mon idée de revenir au jeu, elle m'a répondu qu'elle ne comprenait pas pourquoi j'avais pris ma retraite l'année précédente. Je lui ai expliqué que je serais encore absent de la maison pendant de longues périodes, comme cela avait été le cas souvent dans le passé. Elle m'a dit que je devrais gagner le Super Bowl si je revenais au jeu parce qu'elle avait la ferme intention de remporter un championnat national au basketball avec l'Université de la Floride. Ça m'a fait sourire parce que ma fille ne m'avait jamais parlé de cette façon», a rappelé celui qui aimerait poursuivre sa carrière dans la NFL la saison prochaine.

Après avoir vu la saison parfaite des Patriots de la Nouvelle-Angleterre sabotée par une défaite-surprise de 17-14 aux mains des Giants de New York lors du XLIIe SB, Moss tentera de saisir sa deuxième chance de remporter les grands honneurs, dimanche, face aux Ravens de Baltimore. «Dès mon arrivée à San Francisco, j'ai compris jusqu'à quel point les joueurs étaient déterminés à décrocher le championnat cette année après être venus si près de participer au Super Bowl, l'an dernier», a conclu l'auteur de trois touchés en 2012.

Moss, «une personne normale»

Randy Moss ne s'y prendra pas de la même façon que Ray Lewis, des Ravens de Baltimore, quand viendra le temps de mettre un terme à sa carrière de façon définitive. «Ce n'est pas ma façon de faire les choses. Je préfère rentrer sagement à la maison après ma journée de travail. J'ai toujours voulu vivre une vie normale. J'ai grandi en étant un fan de Michael Jackson, et sans vouloir me comparer à lui, je comprends très bien ce qu'il voulait dire quand il disait souhaiter mener une vie normale. J'ai toujours voulu aller jouer au parc et me rendre à l'épicerie ou au centre commercial. Quand les gens me rencontrent pour la première fois et qu'ils ne portent plus à terre, j'essaie de leur faire comprendre que je suis une personne normale...»

Warner encore sous le choc

Kurt Warner a encore de la difficulté à exprimer ce qu'il ressent quand on lui demande de reculer quelques années en arrière et de revenir sur le jeu où son ex-coéquipier Anquan Boldin a perdu connaissance après avoir été frappé presque simultanément par deux joueurs des Jets de New York en tentant de capter une longue passe de l'ex-numéro 13. «C'est un des plaqués les plus vicieux que j'ai vus de toute ma vie. Je revois très bien le jeu dans ma tête et les émotions reprennent rapidement le dessus dès que je commence à en parler, a-t-il dit en faisant une brève pause. J'ai songé sérieusement à mettre un terme à ma carrière dans les jours suivant ce match. C'est un sentiment terrible qui nous habite quand on se sent en partie responsable d'un jeu qui aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves.»

Flacco parmi l'élite?

Comme plusieurs de ses coéquipiers chez les Ravens de Baltimore, Anquan Boldin est estomaqué par le manque de respect des médias à l'endroit de Joe Flacco (photo), puisque plusieurs remettent encore en doute la qualité du jeu du seul quart-arrière à avoir participé aux séries éliminatoires à ses cinq premières années dans la NFL. «Joe a très bien joué pendant toute l'année. Il n'a rien fait de différent, récemment, mais le fait qu'il continue de bien jouer dans les séries semble avoir ébranlé les gens qui doutaient encore de ses capacités. Depuis notre arrivée à La Nouvelle-Orléans, on ne cesse de nous demander si Joe fait partie de la classe élite des quarts de la NFL. Bien sûr qu'il en fait partie et depuis un bon bout de temps à part ça. Son excellente tenue ne remonte pas seulement à trois semaines», a expliqué Boldin aux représentants des médias massés devant son podium, mardi midi.

Une poignée de main... spéciale

Le commentateur Jim Nantz qui assumera la description du XLVIIe Super Bowl sur les ondes du réseau CBS, dimanche, a bien hâte à la fin du match pour voir comment réagiront les deux frères Harbaugh, les entraîneurs des Ravens et des 49ers, quand ils se rencontreront au centre du terrain pour la traditionnelle poignée de main. «Je crois que je vais laisser les images parler d'elles-mêmes», a-t-il confié, mardi. De son côté, l'ex-entraîneur Bill Cowher ne s'attend pas à ce que le vainqueur affiche un large sourire à ce moment précis. «Je crois que le gagnant va plutôt se faire du souci pour celui qui aura encaissé la défaite et qui devra vivre avec ce sentiment pendant plusieurs semaines», a expliqué Cowher, qui a conduit les Steelers de Pittsburgh à une victoire en deux participations au Super Bowl.

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