Souvenirs de La Nouvelle-Orléans

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Le joueur par excellence du XXXVIe Super Bowl, le quart-arrière Tom Brady, avait alors donné un aperçu de son immense potentiel en orchestrant une poussée de 53 verges dans les 81 dernières secondes de la rencontre sans le moindre temps d'arrêt à sa disposition, mettant ainsi la table pour le botteur Adam Vinatieri.

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Le Soleil au Super Bowl

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Le Soleil au Super Bowl

Les reportages de notre envoyé spécial en Nouvelle-Orléans et toutes les infos sur le 47e Super Bowl »

(Québec) «Sois rassurée, maman. Si jamais les terroristes attaquent une autre ville des États-Unis en fin de semaine, ils vont choisir Boston, Chicago ou Los Angeles, mais ils ne se manifesteront pas du côté de La Nouvelle-Orléans, s'ils sont le moindrement intelligents. J'ai vu plus de militaires au cours des deux dernières heures que dans les 38 premières années de ma vie...»

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Le XXXVIe Super Bowl a pris fin avec un botté de placement de 48 verges d'Adam Vinatieri (qui célèbre ici la victoire des siens après le match) qui procurait ainsi une victoire de 20-17 aux Patriots sur les Rams, favoris pour l'emporter par deux touchés.

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Cette conversation téléphonique - je m'en souviens pratiquement comme si c'était hier -, je l'ai eue avec ma défunte mère environ 48 heures avant la présentation du XXXVIe Super Bowl entre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Rams de St. Louis le 3 février 2002 au Superdome de La Nouvelle-Orléans. Le premier Super Bowl (SB) de l'après-11 septembre 2001. Le premier Super Bowl ficelé de mesures de sécurité comme on n'en avait jamais vu dans le passé.

Je me retrouvais alors en Louisiane en compagnie de Claude Marion, un ami de Montréal, parce que le patron de l'agence Les Sportifs en Voyage, Michel Laporte, avait eu la main heureuse en participant au tirage organisé sur une base annuelle par la NFL et dont les gagnants obtiennent le privilège d'acheter une paire de billets pour le SB au prix régulier (400 $ l'unité en 2002). Comme M. Laporte avait déjà planifié un voyage dans le sud et qu'il n'était sans doute pas très chaud à l'idée de passer une semaine aux États-Unis, il avait préféré nous vendre sa paire de billets à un prix «raisonnable». Une offre que deux mordus ne pouvaient évidemment pas refuser, malgré le danger encouru, selon certains observateurs anticipant un autre coup d'éclat de Ben Laden et de ses acolytes.

Il s'en était d'ailleurs fallu de peu pour que le XXXVIe SB soit présenté dans une autre ville cette année-là puisque la grande finale du football américain avait été repoussée d'une semaine à la suite des attentats du 11 septembre. La nouvelle date retenue pour le SB par les autorités de la NFL était le 3 février 2002, ce qui entrait directement en conflit avec une importante convention réunissant les plus importants vendeurs d'automobiles de l'Amérique du Nord dans la même ville.

Alors que tous les indices portaient à croire que le SB allait déménager dans une autre ville des États-Unis à quelques mois d'avis, l'intervention de Roger Goodell, le bras droit du commissaire Paul Tagliabue à l'époque, allait permettre aux deux parties de s'entendre et d'échanger leurs dates pour faire en sorte que La Nouvelle-Orléans puisse bénéficier d'importantes retombées économiques avec la présentation de deux événements aussi importants dans un très court laps de temps.

Le Mardi gras

Afin de s'assurer que tous les «courageux» visiteurs puissent faire la fête et oublier l'omniprésence de l'armée américaine, les dirigeants de La Nouvelle-Orléans avaient eu l'heureuse idée de présenter quelques activités du Mardi gras pendant la fin de semaine du SB. L'ambiance était particulièrement survoltée sur la célèbre rue Bourbon, le lieu de rendez-vous des amateurs de football et de partys. Les colliers étaient lancés de tous les balcons en direction des dames qui ne se faisaient pas prier pour dévoiler une partie de leurs charmes. De quoi attirer l'attention du coloré Dennis Rodman (NBA) qui semblait bien s'amuser, et qui était particulièrement bien entouré...

La journée du match, nous avions pris la direction de La Nouvelle-Orléans en début d'après-midi puisque notre hôtel était situé en banlieue, dans la petite ville de Chalmette, à environ 15 kilomètres du Superdome. Après avoir stationné notre véhicule à deux kilomètres du stade, nous avons marché pendant 30 minutes avant de nous buter à une clôture d'une hauteur de huit pieds qui entourait le périmètre de sécurité.

C'est pendant cette courte marche que nous avons réalisé jusqu'à quel point les amateurs de foot avaient la chienne et préféraient regarder le XXXVIe SB à la télé plutôt que dans les gradins du Superdome. Exaspérés de ne pas trouver preneurs, les revendeurs de billets - qui font habituellement des affaires d'or au SB - offraient leurs tickets au prix coûtant et même pour un peu moins, quelques heures avant le botté d'envoi, afin de ne pas perdre trop d'argent. Du jamais-vu!

De l'autre côté de la clôture, on pouvait apercevoir les agents de sécurité, les policiers, les soldats, les employés des Services secrets, les détecteurs de métal, les machines à rayon X, tout l'arsenal y était... À l'exception des caméras pour scanner le visage des gens utilisées l'année précédente, mais qui allaient plutôt servir aux Jeux olympiques de Salt Lake City.

Une fois à l'intérieur du stade aux sièges multicolores, nous avons assisté à de formidables prestations de Paul McCartney (avant-match) et de U2 à la demie. Et le match a pris fin avec un botté de placement de 48 verges d'Adam Vinatieri qui procurait ainsi une victoire de 20-17 aux Patriots sur les Rams, favoris pour l'emporter par deux touchés avec le vétéran Kurt Warner aux commandes de l'attaque.

Le joueur par excellence de la rencontre, le quart-arrière Tom Brady, avait alors donné un aperçu de son immense potentiel en orchestrant une poussée de 53 verges dans les 81 dernières secondes de la rencontre sans le moindre temps d'arrêt à sa disposition, mettant ainsi la table pour Vinatieri. Quelques secondes plus tôt, John Madden avait pourtant déclaré à la télé que les Patriots devraient jouer prudemment et forcer la tenue de la prolongation, compte tenu du manque d'expérience de leur jeune quart... qui remportait alors un premier SB!

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